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Eau potable : plus de capacité pour faire face aux imprévus

Le barrage du lac Saint-Charles, principal source d'approvisionnement en eau potable. de la Ville de Québec.

Le barrage du lac Saint-Charles, principal source d'approvisionnement en eau potable de la Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La Ville de Québec va investir dans les prochaines années dans son réseau d'eau potable pour augmenter la capacité de ses réservoirs.

Deux usines de traitement des eaux sont visées par ces travaux, celles de Sainte-Foy et de Québec. Ensemble, elles desservent 75 % des citoyens de Québec en eau potable.

À Sainte-Foy, des travaux majeurs de 40 millions de dollars vont permettre de traiter un plus grand volume d'eau. La Ville souhaite augmenter sa capacité de 50 % d'ici quelques années pour traiter 150 000 mètres cubes d'eau par jour.

L'objectif est de pouvoir détourner une partie de l'eau propre vers la station de Québec en cas d'imprévu. On aura beaucoup de flexibilité entre les deux usines, a expliqué Gilles Labbé, directeur associé au Service du traitement des eaux lors d'un comité plénier à l'hôtel de ville.

La Ville va également en profiter pour aménager de nouvelles installations pour permettre un meilleur traitement de l'eau qui provient du fleuve advenant la détérioration de sa qualité.

Lac Saint-Charles

À l'usine de Québec, qui est situé en aval de la prise d'eau de la rivière Saint-Charles, la Ville va aménager un réservoir souterrain d'ici la fin de l'hiver 2022.

Actuellement, si l'usine doit cesser de traiter l'eau pour des travaux de nettoyage, elle a une réserve d'eau potable d'environ 2 à 6 heures. La Ville souhaite augmenter cette capacité à 14 heures.

C'est le maillon faible de notre réseau, a précisé le directeur. Ça nous prend une usine fiable, robuste et parée à toutes situations.

Cette réserve pourra également donner une plus grande marge de manoeuvre en cas de situation d'urgence, par exemple, lors d'un déversement d'un produit toxique dans le lac.

Débordements

Le Service de traitement des eaux a enregistré 3180 débordements d'eaux usées dans la nature l'an dernier.

Ces épisodes se produisent particulièrement lors de la fonte des neiges ou lors de fortes pluies. Le flot d'eau exerce une trop grande pression sur le réseau.

Le directeur associé du Service du traitement des eaux a reconnu qu'il est impossible d'empêcher tous les débordements. On doit vivre avec les anciens systèmes, a-t-il affirmé. Dans les quartiers centraux, si on voulait mettre le réseau à jour, il faudrait refaire la Ville au complet.

La Ville peut optimiser le réseau, mais il y aura toujours une limite.

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