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COVID-19 : une déduction pour voyage offerte à des résidents du Nord qui n’ont pas voyagé

Deux queues d'avion avec les logos de deux entreprises.

Les Nunavummiut qui sont restés au Nunavut durant la pandémie pourront tout de même recevoir une déduction relative aux voyages, selon l'Agence du revenu du Canada.

Photo : Radio-Canada / David Gunn

Radio-Canada

Les résidents du Nord qui n’ont pas voyagé dans le sud du Canada durant la pandémie seront tout de même admissibles à une déduction relative aux voyages.

L’Agence du revenu du Canada (ARC) a clarifié sa position après que le ministère des Finances du Nunavut eut demandé une révision des critères exigés pour les résidents du Nord.

Le gouvernement du Nunavut déconseille depuis plusieurs mois les voyages non essentiels à l’extérieur du territoire.

Le ministre des Finances, George Hickes, croit que ce changement est une manière de reconnaître les efforts des Nunavummiut qui ont suivi la recommandation gouvernementale en s’abstenant de voyager.

Je reconnais que des personnes ont voyagé, mais un grand nombre d’entre elles se sont pliées aux règles, dit-il.

George Hickes lors d'une allocution à l'Assemblée législative du Nunavut.

Le ministre des Finances, George Hickes, affirme que ce changement était nécessaire, puisque les voyages non essentiels vers l'extérieur du Nunavut sont déconseillés depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Cela va permettre aux Nunavummiut de demeurer au territoire [...] sans perdre un important avantage fiscal, a écrit le ministre des Finances, George Hickes, dans une lettre envoyée au mois d’août aux ministres fédérales des Finances, Chrystia Freeland, et du Revenu national, Diane Lebouthillier.

Dans sa demande, il a aussi demandé que les Nunavummiut soient admissibles à une déduction relative aux voyages pour les déplacements qui ont lieu exclusivement dans le Nord, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Selon l’ARC, le montant maximal qui peut être réclamé pour chaque voyage admissible doit être le moins élevé des trois montants suivants :

  • la valeur de l’avantage imposable relatif aux voyages reçu par l’employeur;

  • le montant réel du voyage;

  • le coût des billets d’avion aller-retour le plus économique au moment du voyage pour un vol entre l’aéroport le plus proche du lieu de résidence et la ville la plus proche de cet aéroport.

Le ministre des Finances souhaiterait d’ailleurs que ce dernier critère soit remplacé par un montant standardisé par l’ARC.

Je pense que standardiser cette information pour les contribuables réduirait en partie la pression exercée sur l’ARC, mais aussi sur les résidents du Nunavut qui saisissent mieux les lignes directrices et les montants admissibles, croit-il.

Les discussions avec le gouvernement fédéral sur le sujet sont toujours en cours.

Avec les informations de Nick Murray

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