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Le Bloc québécois dénonce la séparation des familles à la frontière canadienne

Un couple, de dos, regarde trois enfants assis dans les balançoires d'un parc.

Cette famille de demandeurs d'asile à été séparée à la frontière canadienne.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

« J'invite le gouvernement à faire preuve de beaucoup d'humanité et de beaucoup de compassion quand il prend la responsabilité d'accueillir quelqu'un », a affirmé le chef du Bloc québécois.

Yves-François Blanchet réagissait au reportage de Radio-Canada qui a révélé qu'au moins 182 enfants ont été séparés d'un parent détenu à des fins d'immigration à Laval, l'année dernière, par l'Agence des services frontaliers du Canada.

C'est tout à fait épouvantable, la situation que ces enfants vivent, a renchéri Kristina Michaud, porte-parole du Bloc québécois en matière de sécurité publique, en entrevue à Radio-Canada.

C'est déjà une expérience traumatisante d'arriver dans un nouveau pays. Le seul repère qu'ils ont, c'est le lien familial, et on leur enlève ça.

Une citation de :Kristina Michaud, porte-parole du Bloc québécois en matière de sécurité publique

La Directive nationale sur la détention ou l’hébergement de mineurs, adoptée en 2017, stipule que l'Agence des services frontaliers ne doit pas séparer les familles à la frontière ni les emprisonner, sauf dans des circonstances extrêmement limitées.

Une femme en veston regarde la caméra.

La députée Kristina Michaud dénonce la situation des familles séparées à la frontière canadienne.

Photo : Radio-Canada

Selon la députée Michaud, on est loin des cas rares quand on parle d'autant d'enfants touchés.

C'est l'organisme Action réfugiés Montréal qui a commencé à faire le compte quand il s'est aperçu que la directive n'était pas toujours appliquée.

Selon l'organisme, le nombre de familles séparées est sûrement beaucoup plus élevé, puisque son bilan ne reflète que les familles qui ont fait appel à ses services.

L'Agence des services frontaliers ne tient pas de statistiques à ce sujet.

Le Bloc québécois reconnaît que la situation à la frontière canadienne est loin d'être aussi extrême que celle aux États-Unis.

Mais il demande au gouvernement Trudeau de mettre à jour la directive de 2017, afin de préciser davantage ce qu'on entend par cas rares, pour que les agents frontaliers comprennent bien leurs obligations sur le terrain.

Au bureau du ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, responsable de l’Agence des services frontaliers, on réplique que la directive ministérielle émise en 2017 est claire.

On affirme que la détention des immigrants n'est appliquée par l'ASFC que si des alternatives, telles que la possibilité pour un individu de rester dans la communauté pendant que son cas est résolu, ne sont pas appropriées dans la situation en question.

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