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Chronique

H1N1 et COVID-19 : d’une campagne de vaccination à une autre

Une petite bouteille dans des mains gantées.

Une fiole du vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19

Photo : Reuters

Je me prépare avec une certaine ferveur à la campagne de vaccination contre la COVID-19 qui va commencer sous peu au Canada et dans d’autres pays.

Ça sera ma seconde campagne du genre en Alberta, après celle contre l'épidémie de la grippe H1N1, il y a une décennie.

Cette campagne-là avait été moins angoissante, car le H1N1 n’a pas pesé aussi lourd que le nouveau coronavirus, même si les deux pandémies ont été très mobilisantes et médiatisées.

Je me rappelle bien qu’en 2009, les appels s’étaient multipliés pour inciter les Albertains à se faire vacciner.

Une fois la campagne de vaccination lancée, les autorités médicales avaient eu à composer avec des problèmes de cliniques débordées et la résistance à accepter le vaccin.

Autour de moi, j’entendais des voix jurer qu’elles ne voulaient pas du vaccin, mais c’est une résistance à laquelle je n’ai pas été confronté dans ma famille.

Une jeune femme, sa petite fille d'environ 4 ans sur ses genoux, reçoit le vaccin administré par une infirmière.

Une infirmière praticienne administre le vaccin contre la grippe A (H1N1), le 29 octobre 2009, lors d'une clinique de vaccination aux locaux de la Légion royale canadienne, à Lakefield en Ontario.

Photo : Reuters / Fred Thornhill

Le jour choisi, nous nous sommes résolument rendus à une clinique de vaccination installée au centre commercial Westmount, dans le nord d’Edmonton.

Les seules épreuves à gérer étaient la longueur de la file d’attente et la peur des enfants à la vue de la seringue pour la piqûre.

Je ne m’attends pas à ce que cela change cette fois-ci. J’espère même que l’expérience du H1N1 va inspirer des ajustements pour prévenir les ratés enregistrés en 2009.

Je pressens néanmoins que je vais devoir composer avec de possibles objections alimentées par toute l’information et la désinformation qui circulent sur la COVID-19.

Cette fois, je vais pouvoir compter sur mes enfants qui ont grandi et sont devenus mes partenaires en information.

Plus de dix ans après la campagne de vaccination contre le H1N1, ils s’informent aussi et ils sont capables de partager et de discuter de ce qu’ils apprennent sur le nouveau coronavirus.

Par ailleurs, l’expérience des tests de dépistage à grande échelle qui est la nouveauté de la pandémie actuelle, comparée à celle de 2009, me rassure quant à l’acceptabilité du vaccin.

À mon avis, les gens paraissent très ouverts au dépistage, vu l’ampleur de la COVID-19, qui force à reconnaître le sérieux et la gravité de cette maladie.

Cette tendance va, je l’espère, encourager aussi davantage de gens à accepter le vaccin.

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