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Vapotage : Québec compte interdire les saveurs autres que le tabac

La concentration maximale de nicotine sera également limitée dans un proche avenir.

Une femme fume sous la neige.

Québec souhaite mieux encadrer le vapotage.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Legault suivra les principales recommandations d'un rapport de la santé publique dévoilé mercredi qui recommande de mieux encadrer la cigarette électronique, disant avoir l'intention d'agir « rapidement ».

Ainsi, Québec compte interdire la vente de produits de vapotage comportant une saveur ou un arôme autre que ceux du tabac, comme c'est [déjà] le cas pour les produits du tabac, a fait savoir par communiqué le cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé mercredi.

Il agira aussi pour limiter à 20 mg/ml la concentration maximale en nicotine de tous les produits de vapotage ainsi qu'encadrer la capacité des réservoirs et le volume maximal des bouteilles de liquide à vapoter.

Ces recommandations figurent dans un rapport rendu public mercredi matin par le directeur national de santé publique Horacio Arruda. Le document devait être produit au printemps, mais sa livraison a été retardée par la pandémie de COVID-19 qui s'abat sur le Québec depuis maintenant 10 mois.

Une nouvelle taxe suggérée

Le rapport recommande en outre d'instaurer un permis de vente pour les produits de vapotage et d'appuyer l'adoption d'une taxe spécifique provinciale sur ces produits. Des suggestions qui ne semblent pas avoir été retenues dans l'immédiat par le gouvernement, qui préférera s'attaquer en priorité aux saveurs et à la nicotine.

Pour ce faire, Québec explique dans son communiqué que le vapotage comporte des risques pour la santé; que de nombreux cas de maladies pulmonaires associées au vapotage ont été recensés aux États-Unis depuis le mois d'août 2019; et que quelques cas sont aussi survenus au Canada plus récemment.

À l'échelle du pays, c'est en Ontario que le premier cas de maladie pulmonaire causée par le vapotage a été recensé, en septembre 2019. Un premier cas québécois a été signalé quelques jours plus tard.

Plusieurs provinces ont annoncé dans les dernières années la mise en place de mesures plus strictes pour encadrer davantage les produits de vapotage, comme l'Ontario, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard. Ces deux dernières proscrivent déjà les produits aromatisés.

La plus récente Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire a démontré que la proportion de jeunes ayant vapoté dans les 30 jours précédant l'enquête a quintuplé en six ans, passant de 4 % en 2013 à 21 % en 2019.

Imposer une seule saveur – celle du tabac – risque fort de diminuer l'attrait du vapotage auprès des adolescents, estime la directrice générale du Conseil québécois sur le tabac et la santé, Annie Papageorgiou, selon qui c'est une bonne première étape. Ensuite, il va falloir agir pour diminuer l'accès aux produits, dit-elle.

L'Association des représentants de l'industrie du vapotage exhorte pour sa part le gouvernement à ne pas interdire les saveurs, arguant qu'une telle décision pourrait créer davantage de problèmes en incitant d'ex-fumeurs à renouer avec la cigarette, tout en stimulant le marché illicite ou les ventes en ligne hors Québec.

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