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La population de l’Est-du-Québec marquée par la migration et le vieillissement

Une personne âgée marche avec son déambulateur au centre-ville de Rimouski.

Une personne sur quatre est âgée de plus de 65 ans au Bas-Saint-Laurent. Cette proportion est encore plus importante en Gaspésie et aux Îles (archives).

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La décroissance se poursuit dans les trois régions de l’Est-du-Québec, mais elle est ralentie au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles par une migration interrégionale positive et par des départs en nombres moins importants sur la Côte-Nord.

Le Bas-Saint-Laurent poursuit son lent déclin démographique, mais la diminution de sa population est moins rapide maintenant qu'elle ne l'était auparavant.

La région compte 480 personnes de moins qu'en 2016, selon les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec.

Toutefois, pour la première fois depuis 2001, le nombre d’arrivants des autres régions a été plus important que le nombre de départs au cours de l’année 2018-2019. Ce sont sans surprise les jeunes de 15-24 ans qui partent.

Des jeunes qui bougent

Selon les données de l’ISQ, les jeunes bas-laurentiens âgés de 15 à 24 ans partent de la région pour s’établir principalement dans la région de la Capitale nationale puis dans celle voisine de Chaudière-Appalaches. Montréal arrive au troisième rang.

À l’inverse, les jeunes du même groupe d’âge qui s’installent au Bas-Saint-Laurent proviennent dans l’ordre de la Capitale nationale, de Chaudière-Appalaches et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Par contre, selon la démographe Anne Binette-Charbonneau de l’Institut de la statistique du Québec, la région a fait l'an dernier des gains dans la plupart des autres catégories d’âges.

La région a ainsi gagné 125 nouveaux arrivants.

Des régions qui vieillissent

C’est un peu moins que la Gaspésie qui en a fait un gain de 131 durant la même année.

Malgré ces bonnes nouvelles, la population a tout de même diminué, quoique faiblement entre 2016 et 2019. La région compte 27,5 % de personnes de 65 ans et plus, ce qui en fait la région la plus âgée du Québec.

Le Bas-Saint-Laurent n’est pas très loin dans ce palmarès avec 25,9 % de sa population âgée de 65 ans et plus. Cette proportion n'est que de 19,3 % pour l'ensemble du Québec.

Trois femmes enceintes dans une salle d'attente d'hôpital.

Tant au Bas-Saint-Laurent qu'en Gaspésie et aux Îles, le nombre de décès est supérieur à celui des naissances (archives).

Photo : Radio-Canada

Le Bas-Saint-Laurent est, avec la Gaspésie et les Îles, l’une des rares régions où le nombre de décès surpasse celui des naissances.

Le phénomène est accentué par la migration de retraités vers les deux régions, indique la démographe Anne Binette-Charbonneau. C’est une grosse structure qui s’est mise en place depuis très longtemps et qu’on observe d’année en année, ce vieillissement de la population qui continue.

Ralentissement des pertes migratoires sur la Côte-Nord

La situation est tout autre sur la Côte-Nord où vit une population plus jeune que dans les deux autres régions de l’Est-du-Québec. Le taux de natalité y est un des plus élevés au Québec. L’ISQ rapporte que depuis huit ans, la Côte-Nord est la région qui connaît les pertes migratoires les plus importantes après Montréal .

Ces pertes semblent toutefois ralentir. Si les pertes migratoires s’élèvent à 619 personnes entre 2018-2019, elles étaient d’environ 1000, en moyenne, au cours des cinq années précédentes.

Population des trois régions au 1er juillet 2019

  • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine : 90 300 habitants
  • Bas-Saint-Laurent : 197 300 habitants
  • Côte-Nord : 90 700 habitants

L’impact de la migration internationale est un phénomène qui influe très légèrement sur la démographie de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent. Elle n'a pas d'impacts sur la Côte-Nord.

Cependant, au Bas-Saint-Laurent, la migration internationale fait tout de même partie des facteurs qui sont venus, de 2016 à 2019, contrer la décroissance, observe Mme Binette-Charbonneau.

L’Institut de la statistique publiera au début de l’an prochain, le bilan démographique des régions de juillet 2019 à juillet 2020.

Les données permettront de confirmer ou d’infirmer les tendances et d’évaluerl’effet de la pandémie sur les mouvements migratoires interrégionaux.

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