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Les nouvelles restrictions sont un coup dur pour les petits commerces albertains

Une affiche indique, en anglais : "fermé" dans la fenêtre d'une petite boutique.

Certains petits commerçants qui jugent que leur entreprise fonctionne de manière sécuritaire déplorent de devoir, une fois de plus, fermer leurs portes.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

L’annonce des nouvelles restrictions imposées par la province est vécue comme une trahison pour beaucoup de petits commerces, sans pour autant être une surprise. En plus des bars, des restaurants et des casinos, les salles de sport et les commerces de soins personnels tels que les salons de coiffure et d'esthétique devront fermer leurs portes pendant au moins 4 semaines dès dimanche.

Depuis l’annonce de Jason Kenney de mardi soir, les 12 salons de coiffure de la chaîne Great Clips, à Calgary, affichent complet jusqu’à leurs fermetures imposées.

Cet achalandage record ne permettra pas de combler les quatre semaines de fermeture, selon Maxime Portier, le directeur de l’un des salons.

Maxime Portier, face à la caméra.

Maxime Portier n'a pas entendu parler d'un seul cas de COVID-19 provenant de salons de coiffure.

Photo : Radio-Canada

C'est censé être la période la plus importante de l'année pour nous. Environ 25 % du chiffre d'affaires se fait au mois de décembre, souligne-t-il.

Si ces restrictions ne sont pas une surprise, il le vit comme une injustice.

On avait zéro cas de COVID déclaré dans les salons de coiffure.

Une citation de :Maxime Portier, directeur d'un salon de coiffure Great Clips

On a travaillé très dur pour prouver que l’on était capable de gérer ça correctement. C’est donc une grosse déception parce que c’est un manque de confiance envers nous, dit-il.

Le copropriétaire du restaurant Cassis Bistro de Calgary, Gilles Brassard, avoue ne pas avoir voulu regarder l’allocution de Jason Kenney en direct.

En revanche, il y a 10 jours, je l’ai écouté lorsqu’il expliquait que les contaminations ne venaient pas des restaurants ou des salons de coiffure, mais plutôt des rassemblements privés, confie-t-il.

Gilles brassard, face à la caméra, dans son restaurant.

Le restaurant Cassis Bistro propose des plats à emporter ainsi que du foie gras en vente afin de maintenir une partie de son chiffre d’affaires explique Gilles Brassard, le copropriétaire.

Photo : Radio-Canada

On a investi plus de 6000 $ pour respecter les restrictions précédentes, on a limité notre capacité d'accueil et on a entendu que le vaccin allait arriver, alors tout ça, c’était positif, dit-il.

De leur côté, les commerces de détail peuvent rester ouverts, mais doivent se limiter à 15 % de leur capacité d’accueil.

Déjà privée de 40 % de son chiffre d'affaires par les précédentes restrictions, selon son propriétaire, la boutique de macarons OLLIA, à Calgary, ne pourra désormais accepter que deux clients à la fois dans la boutique. Un nouveau coup dur du temps des Fêtes, pour David Rousseau.

Je suis très déçu de la prise de décision de Kenney. Pour quelqu’un qui se dit champion de l’économie, ne pas voir qu’imposer ces restrictions en décembre allait davantage affecter les petits commerces que des restrictions en octobre ou novembre, c’est un peu ironique, pense-t-il.

Ces restrictions ne vont pas laisser d’autres choix que de licencier encore beaucoup de personnel avoue Noor Sadid, le propriétaire du restaurant Egg Oasis.

Le moral n’est pas au top.

Une citation de :Noor Sadid, propriétaire du restaurant Egg Oasis

Comme beaucoup d’autres, il affirme que les salariés que son établissement devra licencier sont ceux qui gagnent le salaire minimum et qui comptaient sur Noël pour renflouer leurs coffres.

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