•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La moitié des détenus de la prison de Percé déclarés positifs à la COVID-19

La prison de Percé vue de l'extérieur.

Au total, 21 personnes parmi la population carcérale et le personnel ont contracté la COVID-19 depuis le début de l'éclosion au centre de détention de Percé (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Douze détenus parmi les 25 incarcérés dans l'établissement de détention de Percé ont contracté le virus.

Depuis le début de l'éclosion, neuf agents de la paix ont également reçu un diagnostic positif, dont un est considéré comme rétabli. Un autre a été retiré de ses fonctions de façon préventive.

Toutes les personnes incarcérées à l’établissement sont confinées en cellule et le plan de gradation des mesures est appliqué en fonction du fait que cet établissement est en éclosion, indique par courriel la relationniste du ministère de la Sécurité publique, Marie-Josée Montminy.

Les admissions de nouveaux détenus sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

30 % des agents retirés du travail

Selon le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, environ 30 % des agents ne peuvent travailler en raison de leur isolement.

On a un contexte où c'est dur sur les effectifs, indique Mathieu Lavoie. Ça vient faire une pression énorme dans un contexte carcéral où on ne peut pas manquer d'effectifs.

Le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, photographié devant l'emblème de son syndicat.

Le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie.

Photo : Radio-Canada

Face à cette situation, le ministère de la Sécurité publique confirme que le prêt de personnel est une solution envisagée.

Selon le besoin, il est possible que quelques membres du personnel de l’Établissement de détention de New Carlisle viennent prêter main-forte à l’Établissement de détention de Percé, note la relationniste Marie-Josée Montminy par courriel.

Ça prend des prêts de service à long terme pour éviter de ramener la COVID-19 à l'établissement de New Carlisle, affirme le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

Les autorités de santé publique ont d'ailleurs annoncé lundi que l'éclosion à la prison de New Carlisle était maintenant considérée comme terminée. Au total, 57 personnes ont contracté le virus, soit 11 employés et 46 détenus.

Selon le syndicat des agents de la paix en services correctionnels et le ministère de la Sécurité publique, rien n'indique que l'éclosion de COVID-19 en cours à l'établissement de Percé soit reliée à celle vécue à New Carlisle, bien qu'au moins un employé de Percé y soit allé prêter main-forte.

Un centre de détention rénové

Mathieu Lavoie soutient que le centre de détention de Percé est moins désuet que celui de New Carlisle, mais les risques de propagation demeurent tout de même élevés.

Comparativement à New Carlisle, l'établissement de détention de Percé n'a pas de dortoir, mais il y a encore beaucoup d'aménagements sous forme de barreaux, ce qui empêche de vraiment bien isoler les personnes incarcérées et les agents, indique le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec. C’est une réalité qu’il faudra peut-être revoir.

Une rangée de portes de prison à barreaux .

Le centre de détention de Percé peut accueillir 46 détenus pour une thérapie volontaire de six mois (archives).

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Fermé en 1986, l'établissement de détention de Percé a rouvert ses portes en 2010 après des investissements de 11,3 millions de dollars. Une thérapie de six mois y est offerte sur une base volontaire à des délinquants sexuels qui purgent une peine de deux ans moins un jour dans un établissement provincial.

Selon le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, 14 délinquants sexuels sont actuellement incarcérés à Percé. À cela s'ajoute une dizaine de détenus ayant commis des délits de diverses natures qui ont été pris en charge exceptionnellement à Percé, en raison de la suspension des admissions à New Carlisle provoquée par l'éclosion de COVID-19.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !