•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : un « passeport immunitaire » serait-il inconstitutionnel?

Une infirmière tient une capsule contenant le vaccin Pfizer/BioNTech dans sa main.

Les premiers vaccins de Pfizer-BioNTech ont été distribués en Angleterre le 8 décembre. Santé Canada a donné son approbation à ce même vaccin mercredi.

Photo : The Associated Press / Frank Augstein

L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) s'oppose à la mise en place d'une preuve de vaccination pour permettre l'accès à certaines activités. Le gouvernement de l'Ontario a dit « considérer » une telle option.

Mardi, la ministre de la Santé de l'Ontario, Christine Elliott, a évoqué cette possibilité, alors que la campagne de vaccination pourrait être amorcée la semaine prochaine. Santé Canada vient d'approuver un premier vaccin, celui de Pfizer-BioNTech.

Il peut y avoir des restrictions qui peuvent être imposées aux personnes qui n'ont pas de vaccins à des fins de voyage, pour pouvoir se rendre dans les cinémas ou tout autre endroit où les gens seront en contact physique plus étroit, a déclaré la ministre.

La ministre de la Santé de l'Ontario Christine Elliott est masquée et assise à une table.

Christine Elliott, lors d'une réunion du groupe de travail sur la vaccination contre la COVID-19, le 4 décembre.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Ces propos ont été appuyés par la santé publique provinciale. Le médecin hygiéniste de l'Ontario a indiqué que la preuve d'immunisation pourrait être obligatoire pour avoir la liberté de se déplacer ou pour avoir accès à certains milieux, tels que les établissements de soins de longue durée et les hôpitaux, sans porter de masque.

Ce que nous pouvons faire, c'est dire parfois pour accéder ou faciliter l'accès à certaines installations, si vous n'avez pas de vaccination, vous n'êtes pas autorisé à entrer sans autre matériel de protection, a déclaré le Dr David Williams lors d'une conférence de presse la semaine dernière.

Une infirmière vaccine une personne âgée.

Les vaccinations contre la COVID-19 seront volontaires en Ontario.

Photo : iStock

Pour l'ACLC, l'idée d'un passeport immunitaire relève d'un enjeu constitutionnel.

De telles restrictions créent un risque de discrimination anticonstitutionnelle et ne devraient jouer aucun rôle dans la stratégie au sein de la santé publique du Canada, a déclaré mercredi le directeur de l'ACLC Michael Bryant par voie de communiqué.

Même si cela ne semble pas trop personnel de dire "oui, j'ai eu le vaccin" (bien que les opinions varieraient à ce sujet), dire "Je ne peux pas l'obtenir à cause de mon état médical X" est un niveau d'intrusion totalement différent.

Une citation de :Association canadienne des libertés civiles

L'association a invité les pouvoirs publics à équilibrer les objectifs de limitation de la propagation de la COVID-19 avec le respect de la liberté et des choix personnels.

Interrogée sur le sujet mercredi, la leader du NPD de l'Ontario Andrea Horwath a fait remarquer que la situation était plutôt nouvelle. Contrairement à l'ACLC, elle se montre ouverte à la preuve de vaccination. Elle dit s'appuyer sur l'avis des responsables et des experts de la santé publique.

Ce sont eux qui nous aident à déterminer sous quelle forme un tel instrument serait le plus utile, quand il devrait être utilisé. Ce sont encore des questions en suspens et je pense que nous avons besoin de plus de rétroaction, a-t-elle affirmé.

L'Ontario s'apprête à recevoir environ 100 000 doses de vaccins contre la COVID-19 dans les prochains jours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !