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La reconstruction du pont Mercier retirée du projet de loi 66

Sonia LeBel est devant un lutrin.

Sonia LeBel parle de la fin de l'étude du projet de loi 66 en commission parlementaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La reconstruction d’une partie du pont Mercier est le seul projet qui a été retiré du projet de loi 66, qui vise à accélérer la mise en chantier de près de 200 projets d’infrastructures québécois, et dont l’étude détaillée s’est terminée mardi soir en commission parlementaire.

C’est donc 180 projets d’infrastructures qui seront concernés, une liste qui est définitive, selon la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, bien que Québec solidaire (QS) ait réclamé mercredi matin que soit également retiré le projet de restauration de l’ancien Hôpital Royal Victoria.

Il n’est pas question de retirer un autre projet de la liste. […] Il n’y a pas eu de discussion durant l’étude pour retirer Royal Victoria. Donc de mon point de vue, au moment où on se parle, la liste a été adoptée hier et c’est terminé, a indiqué Mme LeBel en conférence de presse mercredi matin.

C’est également Québec solidaire qui avait demandé que la reconstruction du pont Mercier ne soit pas soumise au projet de loi 66, mais cette décision était également réclamée par le conseil de bande de Kahnawake et par l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).

Les demandes autochtones expliquent la décision du gouvernement, a expliqué Mme LeBel.

J’ai moi-même rencontré le conseil de bande de Kahnawake avec mon collègue Ian Lafrenière, et c’était très important pour le conseil de bande. C’était vu comme un geste de bonne foi pour toutes les communautés autochtones, a-t-elle précisé.

Mme LeBel mentionne qu’une entente particulière au projet du pont Mercier existe déjà avec le ministère des Transports.

Sonia LeBel a cependant été plutôt évasive sur les amendements apportés au projet de loi lors de la commission parlementaire, mais a spécifié que certains éléments concernant les expropriations et l’environnement ont été bonifiés.

On a gardé le but du projet de loi, qui était d’accélérer le processus de mise en chantier des projets, mais on a fait tout ce qu’on pouvait pour bonifier la protection de l’environnement, entre autres, a-t-elle mentionné.

Sonia LeBel pense que le projet de loi, qui concerne 81 projets dans le secteur de la santé, 40 en éducation, 51 en transport routier et collectif et 8 touchant des édifices gouvernementaux, sera adopté d’ici la fin de la session parlementaire.

Travail fait dans la bonne foi

Rappelant que le projet de loi était un élément majeur du plan de relance économique de son gouvernement, Mme LeBel a tenu à remercier ses collègues de l’opposition, lesquels ont travaillé dans une atmosphère d’ouverture et de bonne foi pour [en] bonifier les différentes facettes, et ce, bien qu’ils puissent être en désaccord avec certains [de ses] principes, a-t-elle noté.

L’opposition a notamment dénoncé le fait que le projet de loi permette de faire des consultations environnementales ciblées, moins larges que les consultations publiques, et qu’il donne aussi le droit aux entrepreneurs de commencer leurs travaux avant la fin des analyses environnementales.

Ces critiques sont partagées par les groupes environnementaux, qui craignent de leur côté que le projet de loi n'entraîne l'affaiblissement général de la protection environnementale au Québec.

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