•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : « Il y aura plus d'amendes », prévient Legault

François Legault répondant aux questions lors d'une conférence de presse, avec Horacio Arruda en arrière-plan.

Francois Legault a durci le ton envers les gens qui ne veulent pas respecter les règles.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Confronté à une hausse constante des hospitalisations dues à la COVID-19, le gouvernement Legault prévient que les policiers sont appelés à donner plus d'amendes, et cela, sans avertissement préalable, pour obliger les récalcitrants à respecter les restrictions sanitaires.

Irrité par le relâchement d'une minorité de Québécois qui ne respectent pas les règles de la santé publique et qui contribuent par leur comportement à surcharger les hôpitaux, le premier ministre François Legault a prévenu qu'il a demandé à la police et à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) de donner plus de contraventions.

« Ce n'est pas vrai qu'une minorité de Québécois va mettre en danger la majorité des Québécois [...] Ça va faire! »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Dans les prochains jours, il va y avoir plus de contraventions de données aux individus et aux entreprises qui ne respectent pas les règles, a-t-il prévenu.

Rappelons que les amendes prévues pour violation des règles sanitaires peuvent aller de 1500 $ à 6000 $.

Une alerte pour rappeler les consignes

Pour s'assurer que le message est bien compris, les autorités ont envoyé à 14 h 30 une alerte sur les téléphones intelligents ainsi qu'à la télévision et à la radio pour rappeler aux Québécois les consignes sanitaires et les sanctions auxquelles ils s'exposent s'ils ne les respectent pas.

« On n'est plus à l'étape d'avertir le monde. On est rendu à l'étape de donner des amendes. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Mardi, 844 personnes étaient hospitalisées dans la province en raison de la COVID-19, un taux d'occupation des lits trop élevé pour permettre aux hôpitaux d'assurer les soins réguliers, examens et interventions chirurgicales prévus.

Cette affluence dans les hôpitaux oblige le ministère de la Santé à annuler des chirurgies et des examens dans de nombreux établissements, mettant à risque par le fait même l'état de santé de milliers de Québécois qui ne sont pas atteints de la COVID-19, déplore le gouvernement.

Demandant aux Québécois de fournir un effort supplémentaire malgré la fatigue pour réduire leurs contacts sociaux, François Legault a également demandé à toutes les entreprises qui le peuvent de maintenir le plus de travailleurs possible en télétravail et de renforcer leurs mesures de prévention contre la COVID-19.

Pas de reconfinement pour le moment

Questionné sur la possibilité que son gouvernement profite de la période des Fêtes pour remettre le Québec en confinement et en fermant toutes les entreprises et tous les commerces non essentiels, le premier ministre n'a pas écarté cette option, tout en précisant qu'elle n'était pas envisagée dans l’immédiat.

Il a expliqué que son gouvernement cherchait toujours à maintenir un équilibre entre les impératifs de santé publique et la nécessité de préserver le fonctionnement de l’économie.

En ce qui a trait à la campagne de vaccination qui est toujours sur les blocs de départ au Québec, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a déclaré qu'il attendait la livraison de 55 000 doses d'ici le 4 janvier et la livraison de 1,3 million de doses d'ici le 31 mars. Ce qui permettra l'immunisation d'au moins 650 000 personnes au Québec prévoit le ministre.

Il s'agit d’une bonne nouvelle, selon M. Dubé, qui explique que lorsque l'ensemble des personnes âgées vulnérables et le personnel hospitalier seront immunisés, la situation va beaucoup s'améliorer au Québec dans les hôpitaux et par extension dans la société.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !