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COVID-19 : la Côte-Nord prépare ses hôpitaux au délestage

Alors que le bilan sanitaire est relativement stable sur la Côte-Nord, les conséquences du manque de main-d'œuvre pourraient être dramatiques après le temps des Fêtes si les consignes de la santé publique ne sont pas respectées.

Une infirmière enfile un uniforme de protection dans un corridor d'hôpital.

Sans pouvoir transférer de patients ailleurs dans le réseau, les hôpitaux de la Côte-Nord doivent augmenter leur capacité d'accueil (archives).

Photo : Reuters / GONZALO FUENTES

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord fait un ultime appel à toutes les personnes qualifiées pour venir prêter main-forte aux équipes de santé afin d’éviter la suspension éventuelle de services dans les hôpitaux de la région.

Les autres centres hospitaliers du Québec auraient indiqué au CISSS qu’ils ne peuvent plus accueillir les patients de la Côte-Nord qui ont besoin de soins intensifs. Lors de la première vague de la pandémie, une douzaine de personnes au total avaient été transférées hors de la région pour y être soignées.

Les hôpitaux nord-côtiers s'affairent donc à rapidement augmenter leur capacité d'accueil en soins intensifs, autant en zone chaude qu’en zone froide, mais trouver les infirmières et infirmiers qualifiés pour y travailler représente la principale difficulté.

Autant à Sept-Îles qu’à Baie-Comeau, des infirmières formées aptes à faire ce travail-là, il y en a de huit à dix actuellement dans nos milieux. Donc le défi serait de porter ce chiffre-là à 16 pour être capable de répondre à nos besoins, explique le directeur des services professionnels du CISSS, le Dr Jean-François Labelle.

Ce dernier ajoute qu’il est possible que du personnel déjà en poste soit rapidement formé et jumelé avec des infirmières d’expérience, car travailler dans ces unités nécessite des aptitudes supplémentaires.

Mais augmenter le nombre de lits en soins intensifs et à l’urgence ne pourrait se faire sans espaces supplémentaires.

D’ici le mois de janvier, le CISSS de la Côte-Nord va donc ouvrir une unité de 20 lits à l’extérieur de l'hôpital de Sept-Îles et une autre identique à Baie-Comeau.

Ces unités vont servir à accueillir les gens en attente d’une relocalisation dans des CHSLD ou des résidences intermédiaires et ainsi réduire la pression sur les urgences.

Un petit bâtiment couvert où peut pénétrer une voiture adjacent à un hôpital de Sept-Îles.

Deux unités de quatre lits en soins intensifs pourraient être opérationnelles à Sept-Îles si la main-d'œuvre est au rendez-vous.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

On va augmenter notre capacité pour être capable de donner des soins actifs aux patients et moins avoir de clientèle qui va être prise dans les lits d'urgence en raison du trop grand achalandage, soutient le Dr Labelle.

Un délestage à prévoir

Si l’occupation des lits est trop forte et qu’un manque de personnel se fait sentir, les centres hospitaliers de la région pourraient mettre à l'œuvre un plan de délestage.

Il s’agit de suspendre des services moins urgents et de déplacer les ressources humaines vers les soins prioritaires, comme c’est déjà le cas dans plusieurs hôpitaux de la province.

Il n’est pas possible pour l’instant de déterminer la proportion et la nature des services qui pourraient être suspendues, car ils vont dépendre des besoins en ressources humaines.

Le CISSS assure toutefois que les services non remplaçables et les urgences des plus petits établissements tels qu'à Port-Cartier ou à Havre-Saint-Pierre seront maintenus.

« Le plan est structuré, mais aussi modulable en fonction des besoins. »

— Une citation de  Dr Jean-François Labelle

Face à ce temps des Fêtes qui s’annonce éprouvant pour le personnel médical, il est primordial que les citoyens suivent les recommandations de la santé publique, explique le médecin-conseil pour la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun.

J’ai l’habitude de dire que la situation est fragile, mais pour ma part, la situation est critique. Je demanderais aux Nord-Côtiers et Nord-Côtières de réduire leurs contacts. Si on ne veut pas vivre une deuxième vague intense, qui pourrait dépasser les capacités de notre système de soins, chacun de nous doit être solidaire et contribuer en limitant ses contacts, a-t-il indiqué.

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