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COVID-19 : l’Alberta ordonne la fermeture de nombreux commerces et services

Jason Kenney devant un micro.

Le premier ministre Jason Kenney a annoncé de nouvelles mesures en place pour quatre semaines (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Émilie Vast

Le gouvernement de Jason Kenney ordonne la fermeture des bars, des restaurants et de nombreux commerces dans le cadre de nouvelles restrictions annoncées mardi en fin d'après-midi pour lutter contre la propagation de la COVID-19.

Les restaurants peuvent toutefois continuer de faire des livraisons et offrir des ventes à emporter. 

Ces mesures sont nécessaires pour protéger le système de santé et sauver des vies, a déclaré Jason Kenney, qui a reconnu que le nombre de cas, d'hospitalisations et de décès avait énormément augmenté ces dernières semaines.

Port du masque partout

À compter de mardi, le port du masque devient obligatoire partout dans la province dans tous les lieux publics intérieurs, y compris les espaces de travail.

De plus, tous les rassemblements, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, sont interdits pour les personnes ne faisant pas partie du même foyer.

Mesures effectives immédiatement :

  • Port du masque obligatoire partout dans la province;
  • Interdiction des rassemblements intérieurs ou extérieurs. 

Ces mesures s’appliquent à l’ensemble de la province et sont en place pour quatre semaines.

Comme les rassemblements sociaux intérieurs sont une grande source de transmission du virus, Jason Kenney a demandé aux Albertains de célébrer Noël uniquement avec les personnes vivant dans leur foyer.

Les personnes vivant seules peuvent continuer d’avoir des contacts avec deux personnes, les deux mêmes tant que ces restrictions seront en place.

Le port du masque et l’interdiction des rassemblements entrent en vigueur immédiatement. Les autres restrictions prennent effet dimanche.

Commerces et services concernés

En plus des bars et restaurants, les salles de sport, les bibliothèques, les musées et les commerces de soins personnels tels que les salons de coiffure et d'esthétique doivent eux aussi fermer leurs portes. 

Les commerces de détail et les centres commerciaux peuvent rester ouverts, mais doivent se limiter à 15 % de leur capacité d’accueil tout comme les lieux de culte.

Lorsque cela est possible, les entreprises doivent placer leurs employés en télétravail.

Les lieux qui étaient fermés depuis le 27 novembre, comme les salles de concert, les théâtres, les centres de conférences et les discothèques, restent fermés.

Mesures effectives dimanche :

  • Fermeture des restaurants, des bars et des cafés. Seuls la livraison et les plats à emporter sont autorisés; 
  • Fermeture des salons de coiffure, d’esthétique, des bars à ongles, des salons de tatouage et des salons de massage;
  • Fermeture des casinos, des salles de jeux, des pistes de course, des salles de quilles;
  • Fermeture des salles de sport, des centres récréatifs, des piscines, des spas, des gymnases, des arénas;
  • Fermeture des bibliothèques, des musées, des galeries d’art; 
  • Commerces de détail limités à 15 % de leur capacité d’accueil;
  • Lieux de culte limités à 15 % de leur capacité d'accueil;
  • Télétravail obligatoire dès que cela est possible.

En revanche, rien ne change dans les écoles. Les activités sportives à l'extérieur restent possibles, à condition de respecter la distanciation physique et les autres gestes barrières.

Lundi, la médecin hygiéniste en chef, Deena Hinshaw, avait reconnu que les restrictions imposées le 12 novembre, puis le 24 novembre, semblaient inefficaces. Elle avait conclu que, pour aplatir la courbe de la COVID-19 et protéger le système de santé, des restrictions supplémentaires seraient nécessaires

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi de nouvelles restrictions n'avaient pas été instaurées plus tôt, Jason Kenney a répondu que le gouvernement avait toujours essayé de trouver le bon équilibre.

Notre approche a été de reconnaître que chaque restriction crée des dommages, a-t-il déclaré. On sait que ce que l’on annonce aujourd’hui va imposer d’énormes dommages sur des centaines de milliers d’Albertains.

Jason Kenney a parlé des conséquences économiques, mais aussi sociales et mentales en reconnaissant qu'il savait que ces effets dévastateurs seront longs et durables pour de nombreuses personnes.

Aide pour les petites entreprises

Afin de soutenir les petites entreprises touchées par la pandémie, le ministre de l’Économie, Doug Schweitzer, a annoncé que l’aide provinciale sera désormais disponible à partir de 30 % de pertes de revenus, contre 40 % auparavant.

Le montant de cette subvention correspondra à 15 % des revenus touchés avant la COVID-19, à hauteur de 15 000$ maximum, contre 5000 $ précédemment.

Premières réactions

La chef du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta, Rachel Notley, juge que le confinement annoncé arrive tard . Selon elle, ces restrictions auraient dû être imposées il y a quatre semaines quand il n’y avait pas encore autant de cas et d’hospitalisations dans la province.

Le maire de Calgary Naheed Nenshi a lui aussi réagi. Par voie de communiqué il a reconnu que ces mesures additionnelles, notamment à cette période de l’année, peuvent être un lourd fardeau économique, mental et social. Il estime toutefois que plus le virus sera maitrisé, plus les Albertains pourront revenir rapidement à leur vie normale dès que le vaccin sera disponible.

Situation au 8 décembre

L'Alberta annonce neuf décès supplémentaires en lien avec la COVID-19 mardi. Sept d’entre eux sont liés à des éclosions dans des centres de soins de longue ou des établissements de santé. 

Le nombre de décès causés par la maladie depuis le début de la pandémie en Alberta s’élève maintenant à 640 et 51 000 personnes en ont guéri.

L'Alberta a également enregistré 1727 nouveaux cas de COVID-19 dans les dernières 24 heures.

Le nombre de cas actifs est de 20 388. Il y a actuellement 654 personnes hospitalisées, dont 112 sont aux soins intensifs.

Le nombre d’hospitalisations a augmenté de plus de 370 % depuis le début du mois de novembre, celui des admissions en soins intensifs, de 300 %.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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