•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Suivez un cours accéléré sur Fluxus, le mouvement artistique des années 1960

Noam Bierstone ouvre la bouche. Un carton ligné est placé devant ses dents du haut.

Noam Bierstone et son groupe No Hay Banda ont réimaginé Fluxus tel qu’il pourrait être en période de pandémie.

Photo : Robert Del Tredici

Radio-Canada

Les spectacles ayant été annulés, le groupe montréalais No Hay Banda s’est tourné vers des performances textuelles et vidéographiques qui peuvent être exécutées en solo.

Un texte de Teghan Beaudette

Dans les années 1960 et 1970, un groupe d’artistes du monde entier ont uni leurs talents pour créer des performances artistiques expérimentales. Plutôt que de se concentrer sur le produit fini, ces artistes ont trouvé un sens au processus de création artistique. Yoko Ono en faisait même partie!

La communauté s’est donné le nom de Fluxus. En partie mouvement artistique, en partie collectif d’artistes, Fluxus a joué un rôle important, en repoussant les frontières de ce que les gens considéraient comme de l’art.

Cette année, un groupe de production de concerts basé à Montréal a réimaginé Fluxus tel qu’il pourrait être en période de pandémie, alors que les gens ne peuvent pas se réunir dans un même espace pour se produire.

Lorsqu’il est devenu impossible de se réunir en personne, nous avons lancé un appel aux artistes. Nous leur avons demandé de soumettre des propositions d’œuvres Fluxus en ligne, quelles qu’en soient les formes, explique le musicien Noam Bierstone.

M. Bierstone a créé le projet avec No Hay Banda, le groupe de production de concerts qu’il a cofondé.

Ce projet reposait en quelque sorte sur une imagination de ce que pourrait être Fluxus sur une plateforme numérique, souligne-t-il.

La démarche a mené à la création d’un site web présentant 12 prestations choisies. Environ la moitié d’entre elles sont très axées sur le so; l’une d’elles présente des éléments visuels que vous devriez éviter de regarder au bureau, tandis que d’autres incluent ce que l’on appelle, dans l’univers Fluxus, des partitions : des instructions textuelles que les gens doivent suivre pour donner eux-mêmes la prestation.

L’une des prestations a été exécutée sur Google Docs, où des participantes et participants se sont réunis pour donner vie à l’œuvre de l’artiste. La page Google Docs est demeurée sur le site web jusqu’à la prochaine représentation; elle a alors été modifiée pour devenir quelque chose de nouveau.

Une autre œuvre a fait appel à l’intelligence artificielle pour générer une partition à partir de textes issus du mouvement Fluxus des années 1960 et 1970.

Les partitions sont conçues pour que vous puissiez les lire à voix haute ou dans votre tête. Selon M. Bierstone, vous interprétez bel et bien les œuvres des artistes, même si vous ne le faites qu’en privé, pour vous-même. Cela rend les choses faciles si vous êtes en isolement ou en quarantaine.

Cette aventure, qui a pris environ deux mois, a engagé M. Bierstone et le reste de l’équipe de No Hay Banda dans des sentiers qui leur étaient peu familiers.

C’est la pandémie qui a mené à cette démarche, explique M. Bierstone. Nous avons vraiment essayé de considérer ce projet comme un moyen de faire quelque chose de spécial sur la plateforme numérique. Présenter tous ces différents talents dans un format qui nous permet également d’atteindre bien plus de gens que nous ne le faisons habituellement avec nos concerts à Montréal, c’était nouveau et spécial pour nous. Cela en valait la peine. C’était très gratifiant.

Cet article présente l’une des œuvres sélectionnées dans la foulée de Connexion Création, une initiative conjointe du Conseil des arts du Canada et de la section Arts de Radio-Canada. Grâce à une bourse de 5000 $ attribuée aux artistes dont les propositions ont su séduire le jury, des œuvres numériques exclusives ont vu le jour durant la pandémie de COVID-19. Cliquez ici pour voir d’autres productions gagnantes.

La version originale de ce texte peut être consultée sur la plateforme de CBC Arts (Nouvelle fenêtre).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !