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Legault ferme la porte à du financement public pour GNL Québec

François Legault assis durant une conférence de presse.

Le premier ministre François Legault

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Après avoir déjà affirmé que le gouvernement du Québec n'embarquerait pas seul dans le financement du projet de GNL Québec, le premier ministre François Legault a déclaré, mardi, que le projet de construction d'un terminal de liquéfaction de gaz naturel ne recevrait pas d'argent public.

Le premier ministre répondait à une question de la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, qui lui demandait de reconnaître que le projet était mort, dans la foulée du dépôt d'une pétition signée par 110 000 personnes qui s'y opposent.

C'est important de le préciser, le gouvernement du Québec a refusé qu'il y ait un financement public dans le projet GNL Québec. Donc, on parle de financement privé. Effectivement, il y a un grand défi puisqu'on parle d'un projet de 10 milliards si on inclut l'oléoduc de gaz. Deuxièmement, M. le Président, le projet est examiné actuellement par le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) pour ses impacts environnementaux. Et donc, moi, j'ai confiance au BAPE. On va attendre d'avoir le rapport du BAPE puis après on tirera les bonnes conclusions, a déclaré M. Legault à l'Assemblée nationale.

Au mois d'août, lors d'une visite à Chibougamau, François Legault avait affirmé qu'il n'était  pas question que le gouvernement du Québec embarque tout seul là-dedans , avait rapporté la Presse canadienne.

Dans son mandat inscrit au Registre des lobbyistes, GNL Québec dit viser l'obtention potentielle de soutien financier (montant indéterminé) gouvernemental disponible (prêt ou autre) en vertu des programmes existants et qui sont gérés, soit directement par les ministères ou encore indirectement par des organismes, Investissement Québec, en vue de la réalisation du projet Énergie Saguenay. Une mention semblable est présente dans celui de Gazoduq, mais seulement depuis le mois de mars 2020. Dans le cas de GNL Québec, le passage sur une aide financière de Québec était déjà inscrite dans le mandat initial de juin 2014.

Dans la suite de sa réponse, le premier ministre a parlé de l'importance de l'utilisation des énergies de transition. Le gaz naturel liquéfié est présenté comme une solution de rechange à l'utilisation du charbon, plus polluant lors de sa combustion. Cette prétention est cependant contestée par certains en tenant compte du cycle de vie complet du gaz naturel, de son extraction à son exportation et sa combustion.

Une pétition contre

Une coalition de groupes écologistes a présenté mardi une pétition de 110 000 signatures contre le projet de GNL Québec à Saguenay. Les groupes environnementaux estiment que ce fort appui à la pétition est une preuve de plus que le projet ne bénéficie d'aucune acceptabilité sociale. Selon eux, il s'agit de l'une des plus grandes pétitions environnementales de l'histoire du Québec.

La Coalition Fjord demande au gouvernement Legault de ne pas investir un seul sou dans ce projet, qui éprouve actuellement des difficultés financières. La population québécoise comme elle a dit non au gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, comme elle a dit non à Rabaska, le projet de terminal méthanier à Lévis, comme elle a dit non au projet d'Énergie Est, bien elle dit encore non au projet de GNL/Gazoduq parce que c'est de l'énergie fossile dont on veut se départir et non qu'on veut augmenter à travers le monde, a indiqué Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, qui a participé au dépôt de la pétition.

Une motion de Sylvain Gaudreault

Par ailleurs, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a déposé mardi une motion où il demandait justement que l’Assemblée nationale demande au gouvernement de renoncer à financer et à appuyer publiquement le projet GNL/Gazoduq. La motion n'a cependant pas été débattue, car le 3e groupe d'opposition n'a pas obtenu le consentement d'en débattre. Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a affirmé que son parti n'offrait pas son consentement.

Avec Michel Gaudreau

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