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Vaccination contre la COVID-19 : Ottawa, l'Outaouais et l'est ontarien s'activent

Des gens marchent au centre-ville d'Ottawa.

Les autorités de santé des deux côtés de la rivière des Outaouais s’activent pour être en mesure de commencer la vaccination contre la COVID-19 dès que les premières doses seront acheminées. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Mathieu Thériault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est une véritable course contre la montre qui vient de s'enclencher en Outaouais, à Ottawa et dans l'est ontarien avec l'annonce du début imminent de la vaccination contre la COVID-19.

Dès la semaine prochaine, les populations vulnérables et les professionnels de la santé pourraient se faire vacciner, si Santé Canada donne son aval. Les autorités de la santé des deux côtés de la rivière des Outaouais s’activent pour être en mesure de commencer la vaccination dès que les premières doses seront acheminées.

La Ville d’Ottawa est sur le pied de guerre depuis un moment déjà. Un groupe de travail a d’ailleurs été mis en place expressément pour élaborer un plan de déploiement efficace pour la vaccination sur le territoire.

On ne veut pas recevoir les vaccins et ne pas être prêt pour vacciner. C'est ça, l'objectif, a lancé Anthony Di Monte, directeur général des Services de protection et d'urgence à la Ville d'Ottawa.

Mais la tâche s’annonce complexe puisqu’il y a plusieurs facteurs dans l’équation, souligne-t-il.

M. Di Monte répond aux questions des journalistes dans la salle du conseil municipal à l'hôtel de ville d'Ottawa.

Le directeur général des Services de protection et d'urgence à la Ville d'Ottawa, Anthony Di Monte (archives)

Photo : Radio-Canada

On va avoir différents centres. Et on regarde plusieurs scénarios. Non seulement on regarde différents centres géographiquement localisés un peu partout sur le territoire, où la population peut se présenter pour la vaccination. On regarde aussi des aspects mobiles pour des populations qui ne sont pas en mesure de se déplacer, a-t-il indiqué.

La Ville a comme objectif de vacciner 70 % de sa population contre le coronavirus.

Selon M. Di Monte, il s’agit du seuil acceptable pour être en mesure de commencer à voir des effets positifs pour combattre la COVID-19.

Il s’agit d’un plan d’action sans précédent, souligne-t-il.

« Cette opération-là est une opération qu’on n’a jamais vue encore. On parle d’une population d’un million [de personnes] à Ottawa. »

— Une citation de  Anthony Di Monte, directeur général des Services de protection et d'urgence à la Ville d'Ottawa

M. Di Monte laisse entendre que la vaccination se fera sur rendez-vous. Les premiers à recevoir le vaccin devraient être les personnes vulnérables dans les établissements de soins à longue durée et le personnel de la santé. Ensuite viendrait le tour des premiers répondants, comme les policiers, les pompiers et les employés de secteurs jugés essentiels.

Le directeur général des Services de protection et d'urgence à la Ville d'Ottawa dit avoir retenu les bons coups des anciennes campagnes de vaccination antigrippale, mais également les ratés connus lors de la mise en place des centres de dépistage de la COVID-19.

On va s’inspirer aussi de l’expérience des tests de COVID-19, de ce qui a bien été, de ce qui n’a pas bien été [...] On parle d’une opération qui est d’une ampleur extrêmement différente de ce qu’on fait annuellement, et assez complexe, dit-il.

Du côté de l’est ontarien, un défi s’ajoute à l’équation : l’étendue du territoire, note le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis.

Photo du docteur devant le Centre Nav à Cornwall.

Le médecin-conseil en santé publique et président-directeur général du Bureau de santé de l’est de l’Ontario, le Dr Paul Roumeliotis (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Nous avons une région qui compte environ 225 000 personnes, mais c’est une région de plus de 5000 kilomètres carrés. C’est une grande région, donc on aura besoin de planifier pour avoir de multiples locaux et de multiples façons de distribuer le vaccin dans notre région. C’est un autre défi que nous avons ici, car nous avons un territoire qui est immense, explique-t-il.

Les travaux sont en cours, dit le CISSS de l'Outaouais

En Outaouais aussi, on s’active. Les travaux sont en cours pour préparer la vaccination dès que les vaccins seront disponibles, a indiqué le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais dans une réponse transmise à Radio-Canada par courriel.

Le CISSS de l’Outaouais n’a cependant pas donné plus de détails sur son plan stratégique pour la région, redirigeant les questions vers le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec.

Le ministère vise une vaccination ciblée auprès des groupes prioritaires identifiés par le Comité sur l’immunisation du Québec (CHSLD, travailleurs du réseau de la santé, etc.), a indiqué le MSSS, dans un courriel adressé à Radio-Canada.

Le ministère précise aussi que les premiers groupes qui auront accès au vaccin seront informés rapidement des endroits où se déroulera leur vaccination.

« Le premier vaccin qui sera accessible est celui de Pfizer et selon les recommandations il ne pourra être déplacé d’un endroit à un autre. La vaccination se fera donc sur place dans des lieux déterminés en fonction de la clientèle ciblée »

— Une citation de  Le ministère de la Santé et des Services sociaux dans un courriel

Soulagement chez les syndicats des professionnels de la santé

Par ailleurs, les syndicats du personnel soignant en Outaouais poussent un soupir de soulagement, alors que le Canada annonce qu’il recevra249 000 doses du vaccin de Pfizer et BioNTech contre la COVID d’ici la semaine prochaine.

Le gouvernement du Québec a indiqué cette semaine que les résidents des centres d'hébergement et de soins à longue durée (CHSLD) seront les premiers vaccinés. Les travailleurs de la santé et les personnes vivant en résidence pour aînés (RPA) suivront.

Josée McMillan, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l'Outaouais - CSN, se dit soulagée. Selon elle, la vaccination des membres enlèvera un gros poids sur les épaules des équipes soignantes.

La femme est interviewée dans une salle.

Josée McMillan, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l'Outaouais - CSN (archives)

Photo : Radio-Canada / Mathieu Thériault

Je pense qu’on va pouvoir passer à autre chose et commencer à faire les tâches avec moins de pression. Parce qu'en ce moment, on les fait, les tâches, mais avec beaucoup de pression [...] On a juste hâte de reprendre nos activités normales et que tout le monde puisse reprendre une vie normale, a-t-elle commenté.

Du côté du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO), on attend aussi avec impatience l’arrivée des premières doses.

Capture d'écran d'une entrevue virtuelle avec Patrick Guay. Un homme parle à la caméra.

Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (archives)

Photo : Capture d'écran/FaceTime

C'est un élément de plus pour être protégé contre la COVID-19. Nous sommes les travailleurs, nous sommes au front, donc c'est important d'être adéquatement protégés. Oui, il y a un soulagement [du fait que] l’on va être priorisés dans la vaccination, a déclaré son président, Patrick Guay.

Ce dernier insiste toutefois sur le fait que le risque zéro n’existe pas, même une fois que les personnes ont été vaccinées.

Ce n’est pas cela qui va faire en sorte que nous allons être protégés à 100 %. Il va toujours falloir porter nos équipements de protection individuelle quand même, précise-t-il.

Avec les informations de Laurie Trudel et Catherine Morasse

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