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Seulement le tiers des chirurgies réalisées dans les hôpitaux régionaux

Des lits d'un hôpital sont inoccupés.

Plusieurs activités sont touchées par l'opération de délestage dans les hôpitaux.

Photo : iStock

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean n'échappe pas à la vaste opération de réduction des activités mise en branle dans les hôpitaux du Québec afin de traiter davantage de patients atteints de la COVID-19.

L’objectif poursuivi est la réduction des activités aux blocs opératoires à environ 30 % ou 40 % de la capacité actuelle, ce qui représente environ 300 chirurgies de moins par semaine.

Il ne reste que 4 salles d’opération au Saguenay alors qu’on en compte habituellement 15. Les activités sont réduites également dans les blocs opératoires du Lac-Saint-Jean.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région a déjà annoncé, le 24 novembre, qu'il passait au niveau d’alerte maximal en priorisant les services essentiels et urgents. Certaines activités, les rendez-vous et les prélèvements non urgents sont reportés temporairement.

Le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin, et la directrice des services professionnels, la Dre Marlène Landry, ont expliqué, en conférence de presse que l'objectif de cette opération de délestage est de diminuer la pression sur le réseau hospitalier et sur le personnel, durement éprouvé par la deuxième vague de la pandémie. Cette stratégie a d'ailleurs permis au CIUSSS de revenir à 10 lits de soins intensifs destinés à la COVID-19 et d'éviter des transferts vers Québec.

La Dre Landry convient que le report de centaines d'opérations aura des conséquences importantes et que la pente sera difficile à remonter.

Au niveau de la production chirurgicale, allé jusqu’à à peu près le mois passé, je vous dirais qu’on est à peu près 4500 chirurgies en retard par rapport à l’an passé. Avec le délestage actuel, on va encore augmenter le nombre de patients qui n’ont pu être opérés.

Une citation de :Dre Marlène Landry, directrice des services professionnels, CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le CIUSSS n'écarte donc pas la possibilité de procéder à des chirurgies électives les soirs et les fins de semaine ou même d'avoir recours à des blocs opératoires privés.

On sait qu’il y en a un ou deux qui se préparent dans la région. La recette n’est pas magique pour personne. Ça demeure un enjeu majeur. La journée où je vais pouvoir augmenter le nombre de salles, je vais le crier sur tous les toits et je vais être la première à vouloir les ouvrir, a poursuivi la Dre Landry,

Elle a ajouté que si les gens de la région font preuve de prudence pendant la période des Fêtes en limitant leurs contacts, le réseau en bénéficiera grandement.

Éclosion à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi

Le directeur régional de la santé publique a par ailleurs confirmé que l’urgence de l’hôpital de Chicoutimi est en éclosion depuis lundi. Des activités de dépistage sont en cours et des équipes de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ont été déployées sur place. 

Le CIUSSS assure toutefois qu’il n’y a aucune raison de ne pas aller à l’hôpital de Chicoutimi si une situation le nécessite.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 74 nouveaux cas de coronavirus se sont ajoutés au cours des dernières 24 heures. On dénombre 61 personnes hospitalisées en lien avec la COVID-19, dont 8 aux soins intensifs.

Vaccination

La santé publique ne sait pas à combien de doses du vaccin contre la COVID-19 la région aura droit. D'ici à la fin du mois, le Canada pourra en distribuer près de 250 000. Le Dr Donald Aubin précise que les compagnies pharmaceutiques ont des protocoles extrêmement stricts et que plusieurs éléments doivent être pris en compte avant de procéder à la vaccination.

Je n’ai pas de chiffres actuellement de façon bien précise. L’endroit aussi parce qu’il y a des règles établies par la compagnie. Une chose est sûre, c'est que la compagnie Pfizer se pointe pour nous fournir du produit. Cette compagnie là a des demandes bien précises et qui sont en train de venir baliser les endroits, la circulation, de quelle façon on va être en mesure de le distribuer. Donc, il y a toute une mécanique qui est en réflexion actuellement, mais on devrait être capable d’apporter des précisions sous peu et être capables d’avoir quelque chose qui va pouvoir satisfaire notre population assez rapidement, j’espère, confirme le Dr Aubin.

Les défis seront aussi immenses en termes d'entreposage, puisque le vaccin de Pfizer/Bio NTech doit être conservé à des températures d'environ -70 degrés.

Fermeture pendant la période des Fêtes

Le directeur de la santé publique confirme qu’une réflexion est en cours en ce qui a trait à un confinement de 14 jours pendant la période des Fêtes pour limiter la propagation du coronavirus.

Toutes les hypothèses sont regardées. On a des discussions actuellement. Il y a beaucoup de facteurs à considérer. Les facteurs psychosociaux, l’isolement. Ce n’est sûrement pas une décision facile ni pour le gouvernement ni pour les gens qui conseillent, a expliqué Donald Aubin.

Même si la progression du virus et le nombre de cas actifs est en baisse au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le directeur de santé publique réitère l'importance de ne pas baisser la garde.

Avec Vicky Boutin et Chantale Desbiens

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