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L’ajout d’aires protégées dans le Nunavik inquiète l’AEMQ

Le paysage à proximité de Salluit, au Nunavik.

Le paysage à proximité de Salluit, au Nunavik (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Piel Côté
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec a confirmé récemment l’ajout de 30 000 km2 d’aires protégées au Nunavik. Ces mesures augmentent à près de 13 % la superficie du territoire québécois qui se retrouve dans le réseau d’aires protégées. Cette décision inquiète l’Association de l’exploration minière du Québec, tout comme l’Action boréale.

Minimalement, il faudrait aller voir ce qu’il y a sur le terrain, s’exaspère d’entrée de jeu Valérie Filion, directrice générale de l’Association de l’exploration minière. Elle croit que le gouvernement, de par cet ajout massif au Nunavik, bloquera possiblement plusieurs projets miniers potentiels.

Il n’y a pas de cassure dans la croûte terrestre. On se met une limite de territoire. Si d’un côté, j’ai une structure qui est fertile et porteuse, elle n’arrête pas d’un coup sec juste parce qu’elle va buter sur une aire protégée, elle va continuer, poursuit-elle.

« C’est vraiment inquiétant. Par exemple, la mine Éléonore, qui est un système aurifère majeur, est entourée d’aires protégées. »

— Une citation de  Valérie Filion, directrice générale de l’AEMQ

Nous ne sommes pas contre la protection de l’environnement, des aires protégées et les contraintes, cependant, lorsque l’on dépasse le 30 % du territoire québécois en aires protégées, en soustractions de toutes sortes à l’activité d’exploration minière, ce sont des opportunités que l’on perd, rappelle Valérie Filion.

Moins dommageable pour l’environnement

Le président de Forage Rouillier, Mario Rouillier, rappelle que l’exploration minière est moins dommageable pour l’environnement que dans le passé.

L’exploration se fait de la bonne façon, par exemple, nos huiles sont biodégradables, donc avant de condamner un territoire pour qu’il soit une aire protégée, je crois qu’il faut être prudent, dit-il.

Le président de Ressources Cartier, Philippe Cloutier, n’est pas contre l’implantation d’aires protégées. Il estime cependant que le gouvernement doit être certain de ses objectifs.

C’est quoi que l’on cherche à protéger, un lieu physique qui ne bouge pas, alors que la biodiversité qui est riche que l’on veut protéger, elle se déplace d’une aire à une autre, explique-t-il, prenant le soin d’attribuer cette notion au président de l’Action boréale, Henri Jacob.

Henri Jacob croit également que Québec fait fausse route en voulant protéger de larges superficies au Nord-du-Québec.

Il n’y a pas de grandes menaces puisqu’il n’y a pas de forêts, souligne le président de l’Action boréale.

Selon Henri Jacob, il vaudrait mieux protéger 17 % de chacun des 13 territoires écologiques du Québec que d’implanter une large proportion de ces aires protégées dans le Nord-du-Québec, le but étant qu’une partie de chaque écosystème ne soit pas soumise à une activité industrielle.

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