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Vendée Globe, premier bilan après un mois de course

Kevin Escoffier quitte le bateau de Jean Le Cam après son sauvetage.

Spectaculaire sauvetage de Kevin Escoffier

Photo : vendée globe

Depuis le début de la course, le 8 novembre dernier, des 33 navigateurs au départ, 5 ont abandonné.

Le moment le plus inquiétant est sans nul doute le sauvetage spectaculaire de Kevin Escoffier qui a vu son bateau se couper en deux et qui a dû se réfugier dans un radeau de fortune dans une mer démontée. C'est le doyen de la course, Jean Le Cam, qui s'est dérouté pour lui porter secours au grand soulagement des organisateurs et du monde maritime.

On ne devrait pas battre le record de 74 jours.

C’est la surprenante déclaration du directeur de course du Vendée Globe, Jacques Caraës, mardi lors du premier bilan.

Pourtant, avec la présence de huit bateaux neufs équipés d'ailes (foils), qui leur permettent de voler au-dessus des vagues, on s'attendait à des temps spectaculaires. Le record de 74 jours 3 heures 35 minutes et 46 secondes, établi par le français Armel Le Cleac’h lors de la précédente édition en 2016-2017, ne serait pas donc battu.

La raison? Des conditions climatiques hors du commun.

Jacques Caraës a reconnu que dès le départ les bateaux ont dû faire face à un hémisphère nord avec des dépressions jamais vues. Les marins et leurs embarcations ont été très sollicités. Puis, s’est présenté un océan Indien plus qu’hostile.

Là encore, les bateaux et les skippers ont été largement sollicités avec des mers australes très actives et des systèmes dépressionnaires très importants, a reconnu le directeur de course.

Une mer déchaînée pour les marins du Vendée Globe

La tempête frappe la tête de la course.

Photo : vendée globe

C’est la nature qui vous laisse passer ou pas. Dans ce sport qu’est la voile, c’est la nature qui commande.

Une citation de :Jacques Caraës, directeur de course

Une déclaration qui n’est pas pour rassurer la tête de la course, car c’est une tempête infernale qui attend les navigateurs. Des vents de 45 nœuds avec des rafales à 60 et des vagues de 9 mètres sont prévus. Le meneur Charlie Dalin redoute les prochaines heures et s’apprête à affronter la tempête la plus puissante depuis le départ.

Pour bien comprendre ce que vivent en ce moment les meneurs de la course, voilà ce que déclarait plus tôt dans la journée, lors d'un échange radio, Yannick Bestaven qui est actuellement en 3e position sur son bateau Maître CoQ IV.

Il lève le pouce gauche.

En pleine tempête, Yannick Bestaven dans son bateau

Photo : vendée globe

Je m’en sors bien, mais la vie à bord est impressionnante surtout sur ces foilers. C’est la première fois que je rentrais les foils tellement les chocs étaient violents. Même manger est compliqué, il suffit d’un choc et toute la nourriture se retrouve dans le bateau. Donc, il faut ramasser avec les mains, manger avec les mains par terre. Ça te fait constamment valdinguer d’un bord à l’autre du bateau. C’est dur physiquement et moralement de vivre dans un tambour de machine à laver en carbone. Dure vie de sanglier, pauvre sanglier.

Du positif

Le président du Vendée Globe, Yves Auvinet, était tout sourire lors du premier point de presse en direct des Sables-d’Olonne.

Il a annoncé qu’un Français sur deux suivait la course en même temps que 21 pays dans le monde.

Sur le site du Vendée Globe, ce sont 170 millions de pages vues qui ont été enregistrées, un record! Un autre record, c’est celui de la course virtuelle qui permet aux participants de vivre en temps réel la course sur leur propre bateau. Un million de navigateurs de plus de 150 nationalités y participent. Plus de 4000 écoles et de nombreuses entreprises se sont engagées dans la course.

L’aventure continue et le surnom de cette course qu’est l’Everest des mers ne semble vraiment pas usurpé.

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