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COVID-19 : la vaccination lancée au Royaume-Uni, reconfinement en Californie

Une dame âgée reçoit un vaccin.

Margaret Keenan, 90 ans, est la première patiente au Royaume-Uni à recevoir le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer/BioNtech, à Coventry.

Photo : Reuters

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Royaume-Uni a lancé mardi sa campagne de vaccination contre la COVID-19, la première dans un pays occidental, au moment où, aux États-Unis, plus de 20 millions de Californiens ont renoué avec le confinement.

Margaret Keenan est devenue à 90 ans la première patiente du monde à recevoir le vaccin de l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, près d'une semaine après le feu vert donné à son déploiement dans le pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 61 500 morts.

Les caméras de télévision ont montré la nonagénaire, hospitalisée à Coventry, dans le centre de l'Angleterre, en train de recevoir la piqûre, assise dans son fauteuil et échangeant paisiblement avec l'infirmière.

Boris Johnson discute avec des femmes dans un hôpital.

Le premier ministre britannique Boris Johnson dans un hôpital avec des personnes devant recevoir le vaccin à Londres.

Photo : Reuters

La majorité de la population britannique devra toutefois attendre 2021, priorité étant donnée aux résidents et au personnel des maisons de retraite. Ils seront suivis par les soignants et les personnes de plus de 80 ans.

La distribution du vaccin sera un marathon et pas un sprint, a prévenu le directeur médical du service public de santé (NHS) Stephen Powis.

Le Royaume-Uni a été le premier pays à donner son feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech. L'Agence européenne du médicament devrait rendre un avis sur ce vaccin d'ici fin décembre, tandis que le Canada pourrait commencer dès la semaine prochaine à vacciner sa population.

Une femme s'étire près d'un panneau qui interdit les rassemblements à la plage en Californie.

La Californie fait face à un troisième rebond de l'épidémie.

Photo : Reuters / MIKE BLAKE

Hécatombe aux États-Unis

Comme le reste des États-Unis, pays le plus touché par la pandémie avec plus de 283 000 décès pour près de 15 millions de cas recensés, la Californie fait face à un troisième rebond de l'épidémie.

Son gouverneur démocrate Gavin Newsom a réinstauré lundi le confinement dans le sud de l'État, une mesure concernant plus de 20 millions d'habitants.

Nous sommes à un moment critique de notre combat contre le virus et nous devons prendre des mesures décisives dès maintenant afin d'éviter au système hospitalier californien d'être submergé, a-t-il expliqué. Dans cet État, 85 % des lits en unités de soins intensifs sont occupés.

Pour sa part, la ville de New York a rouvert lundi les écoles élémentaires publiques, mais les autorités pourraient décider d'une nouvelle fermeture des salles de restaurants en raison d'une lente remontée de l'épidémie.

Donald Trump a donné lundi des nouvelles rassurantes de son avocat personnel Rudy Giuliani, dernier en date des nombreux membres du cercle rapproché du président américain à être frappé par le virus.

Rudy va très bien. [Il n'a] pas de fièvre. Il m'a appelé tôt ce matin, a affirmé le milliardaire républicain lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche.

M. Giuliani, 76 ans, a été déclaré positif après avoir sillonné les États-Unis pendant un mois, sans masque, pour contester la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle du 3 novembre.

Ce dernier a annoncé lundi plusieurs nominations pour sa future équipe de la santé, qui devra affronter selon lui l'un des plus grands défis auquel l'Amérique a fait face : maîtriser la pandémie.

Le procureur général de Californie Xavier Becerra devrait ainsi prendre la tête du département de la Santé, tandis que Joe Biden confirme vouloir faire du très respecté directeur de l'Institut des maladies infectieuses Anthony Fauci, déjà membre de l'équipe responsable de la crise sanitaire à la Maison-Blanche sous l'administration Trump, son conseiller principal sur la pandémie.

Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Photo : The Associated Press / Valentin Flauraud

Le virus prend de la vitesse

La propagation du COVID-19 continue de s'accélérer : depuis le 24 novembre, plus de 10 000 décès sont enregistrés en moyenne chaque jour sur la planète (à l'exception de dimanche, mais les bilans sont généralement plus bas le week-end).

Au total, la pandémie a fait au moins 1 539 649 morts dans le monde et contaminé plus de 67 millions de personnes, selon un bilan établi par l'AFP lundi.

En Italie, où la barre des 60 000 morts liées au COVID-19 a été franchie dimanche, la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese a appris lundi qu'elle avait été déclarée positive, en plein milieu d'une réunion des ministres, dont deux, en plus d'elle, ont donc dû être placés à l'isolement.

La Belgique, la France et l'Espagne prévoient des campagnes de vaccinations en janvier, en commençant par les personnes les plus vulnérables.

Samedi, la Russie avait commencé à administrer son Spoutnik V à des travailleurs sociaux, du personnel médical et des enseignants à Moscou. Ce vaccin russe est pourtant encore dans la troisième et dernière phase d'essais cliniques.

Cinquante et un candidats vaccins sont testés sur des humains, 13 étant en dernière phase d'essais, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a estimé lundi que la vaccination ne devait pas être rendue obligatoire, sauf dans des circonstances professionnelles spécifiques.

L'Indonésie, qui avait lancé en août une campagne de tests avec le vaccin du groupe chinois Sinovac, sur 1660 volontaires, a reçu dimanche soir de Pékin une première livraison de 1,2 million de doses.

Le Danemark, soumis à une flambée de cas, va fermer collèges, écoles, bars, cafés et restaurants dans 38 communes, dont Copenhague. La situation est trop préoccupante, a justifié lundi la première ministre Mette Frederiksen.

En Israël, les autorités ont annoncé lundi l'entrée en vigueur cette semaine d'un couvre-feu nocturne en raison d'une résurgence de cas de COVID-19.

En Grèce, les principales mesures de confinement, dont la fermeture des écoles, des restaurants, des salles de sport et des stations de ski, sont prolongées jusqu'au 7 janvier.

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