•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Joe Biden nommerait un premier Afro-Américain à la tête du Pentagone

Lloyd Austin arbore sur son uniforme plusieurs décorations militaires.

Lloyd Austin écrirait l'histoire en étant le premier Afro-Américain à la tête du Pentagone.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président des États-Unis désigné, Joe Biden, aurait décidé de nommer le général à la retraite Lloyd Austin à la tête du Pentagone, selon des médias américains. Il serait le premier Noir à assumer cette fonction.

La nouvelle, initialement annoncée lundi soir par le site Politico, a ensuite été confirmée par plusieurs médias américains, dont le New York Times et le Washington Post.

Jusqu'ici, les sources des médias américains voyaient Michèle Flournoy, sous-secrétaire à la Défense dans l'administration Obama, comme la favorite.

Celui qui a dirigé le commandement central américain (CentCom) de 2013 jusqu'à sa retraite, en 2016, ne faisait même pas partie de la liste des candidats les plus susceptibles d'être sélectionnés.

Le président désigné, qui a pourtant annoncé les postes clés liés à la sécurité nationale il y a deux semaines, a tardé à prendre sa décision pour ce poste fatidique. Il a indiqué dans la journée qu'il annoncerait son choix vendredi.

Puisque le général à la retraite Austin, 67 ans, a quitté l'armée il y a moins de sept ans, il devrait, si l'information se vérifie, recevoir une autorisation spéciale du Congrès, comme cela avait été le cas pour James Mattis, son prédécesseur au Centcom, qui a été le premier secrétaire à la Défense dans l'administration Trump.

Le général quatre étoiles, qui a servi dans l'armée pendant quatre décennies, a souvent fait figure de pionnier : il a par exemple été le premier Noir à commander une division de l'armée et le premier aussi à diriger le CentCom, la division de l'armée responsable des opérations américaines au Moyen-Orient.

Sa nomination pourrait rencontrer une certaine résistance chez des élus qui préféreraient voir un civil assumer la responsabilité des forces armées américaines. Les progressistes pourraient en outre lui reprocher sa présence au sein du conseil d'administration de plusieurs entreprises, dont le fabricant d'armes Raytheon Technologies.

Selon le New York Times, le général à la retraite, qui est bien respecté au sein de l'armée, a fait preuve de génie tactique, mais n'est pas particulièrement connu pour ses instincts politiques.

Il a parfois éprouvé des difficultés lors d'audiences devant des comités du Congrès, par exemple en 2015, alors qu'il avait dû reconnaître, au cours d'une séance de questions musclée, que le programme de 500 millions de dollars du Pentagone visant à mettre sur pied une armée de combattants syriens n'avait abouti à rien, rappelle le quotidien.

La favorite aurait aussi créé un précédent

Outre la candidature de Michèle Flournoy, les noms qui ont semblé revenir le plus souvent dans les principaux médias au cours des dernières semaines sont ceux de Tammy Duckworth, sénatrice de l'Illinois et vétérane de la guerre en Irak, Jeh Johnson, secrétaire à la Sécurité intérieure sous Barack Obama et ancien conseiller juridique du Pentagone, et Jack Reed, sénateur du Rhode Island et capitaine de l'armée à la retraite.

Michèle Flournoy aurait aussi établi un précédent si elle avait été nommée, en étant la première femme à diriger le Pentagone, tout comme Tammy Duckworth.

Selon Politico, le président désigné a fait l'objet de pressions pour nommer un Afro-Américain à la tête du Pentagone, mais les médias font état de multiples pressions exercées sur le président désigné de la part de différents groupes qui espèrent faire avancer certaines nominations.

Plus tôt dans la journée, Joe Biden a annoncé la nomination des membres son équipe de la santé, dont le procureur général de la Californie, Xavier Becerra, comme secrétaire à la Santé, la Dre Rochelle Walensky comme directrice des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), et le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci, qui ajouterait à ses tâches le rôle de conseiller principal du président sur la COVID-19.

Avec les informations de Politico, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !