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Économie florissante au Bas-Saint-Laurent malgré la pandémie

Gros plan d'un travailleur en train d'effectuer une soudure.

C'est le secteur manufacturier qui est en partie responsable de la croissance des emplois dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’économie de la région, qui était jusqu’à dimanche en zone orange, n’a pas souffert des restrictions sanitaires afin d’éviter la propagation du virus.

Au contraire, la région comptait en novembre dernier 1500 emplois de plus qu’en novembre 2019. En comparaison, la Gaspésie comptait 2500 emplois de moins et la Côte-Nord, 3600 de moins.

L’économiste de Services Québec Bas-Saint-Laurent, Alexandre Gauthier-Belzile, indique d’ailleurs qu’à ce propos, le Bas-Saint-Laurent fait bande à part.

On est une des seules régions à avoir retrouvé son niveau d’emploi de février 2020, souligne M. Gauthier-Belzile. Et la région l'a même dépassé.

Selon les données désaisonnalisées du ministère du Travail et de l’Emploi, il y avait 87 800 emplois au Bas-Saint-Laurent en février dernier. La région comptait 93 100 personnes en emplois en novembre.

Le Bas-Saint-Laurent, explique M. Gauthier-Belzile, a atteint un creux en juin, mais depuis, la croissance est soutenue.

Notre taux de chômage est à 4,8 % pour novembre 2020, ce qui est très, très bas. Le nombre de chercheurs d’emploi n’est pas si nombreux que ça, ajoute l'économiste.

Deux secteurs performants

Alexandre Gauthier-Belzile attribue cette bonne performance de l’emploi à la croissance de deux secteurs d’activités, soit le secteur manufacturier et le secteur des services gouvernementaux.

Il observe que le nombre d’emplois dans les services gouvernementaux est en hausse depuis le début de la pandémie.

Pour l’ensemble du Québec, le nombre d’emplois a augmenté d’environ 200  000 depuis le début de la pandémie. Il s'agit surtout d'emplois en santé ou dans les établissements scolaires, souvent en raison de la pandémie.

Un total de 2400 emplois s’est ajouté au Bas-Saint-Laurent dans ce secteur.

C’est toutefois sur le plan des emplois du secteur manufacturier que la région se démarque.

Si le Québec a perdu 15 700 emplois dans le secteur manufacturier depuis février dernier, le Bas-Saint-Laurent en a gagné 4000.

Il y a, note M. Gauthier-Belzile, beaucoup d’entreprises qui ont des carnets de commandes quand même assez remplis. On le voit avec des annonces comme Premier Tech qui va créer 500 emplois dans les cinq prochaines années à Rivière-du-Loup.

Des employés qui travaillent dans les bureaux de Premier Tech à Rivière-du-Loup

Chez Premier Tech à Rivière-du-Loup, une équipe d'une dizaine d'employés travaillent à recruter de la main-d’œuvre (archives).

Photo : Radio-Canada

« On a des entreprises qui sont en essor sur le plan de la fabrication.  »

— Une citation de  Alexandre Gauthier-Belzile, économiste pour Services Québec Bas-Saint-Laurent

Les données révèlent que la situation de l’emploi est demeurée relativement stable dans le secteur de l’hébergement, de la restauration et du tourisme, ce qui a sans doute aidé la région à maintenir son niveau d’activité.

La saison estivale a démarré plus tard en raison des mesures sanitaires, mais les touristes ont été au rendez-vous.

Par contre, une fin abrupte, avec l’arrivée en zone rouge de plusieurs régions à la fin septembre, a ralenti le tourisme d’automne dans la région, commente l’expert.

Il y a eu des baisses du nombre d’emplois dans des secteurs comme l’agriculture et la foresterie. Toutefois, ces diminutions du nombre de personnes à l’emploi dans ces deux secteurs ne sont pas nécessairement dues au coronavirus.

Il s’agit, selon l’économiste, d’une tendance qui se dégageait déjà avant la pandémie et qui s’expliquerait en grande partie par la mécanisation en cours dans ces deux domaines.

Est-ce que l’embellie se poursuivra?

Le mois de décembre, observe l’économiste, est souvent marqué par une légère création d’emplois due au plus grand nombre d’heures d’ouverture des commerces ou aux activités festives.

Avec les restrictions, on s’attend à un mois de décembre qui n’atteindra pas les niveaux passés, relève-t-il.

Le passage du Bas-Saint-Laurent en zone rouge aura sans doute aussi des conséquences sur l’emploi. Les prochains mois sont incertains pour tout le monde, c’est quelque chose qu’on va devoir surveiller , conclut l’économiste.

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