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Le Plan d'action nordique du Québec accueilli positivement dans le Nord-du-Québec

La ville de Matagami, dans le Nord-du-Québec, avec une forêt de conifères en avant-plan.

La ville de Matagami, dans le Nord-du-Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Québec a procédé au dévoilement de son Plan d’action nordique 2020-2023 lundi matin. Grâce à des investissements totaux de 1,4 milliard de dollars, le Plan, qui est articulé autour de quatre grandes orientations, a comme objectif de stimuler le développement durable dans le Nord-du-Québec.

Ces quatre orientations visent à optimiser l’accès au territoire nordique, développer un tissu économique fort et diversifié, créer un milieu de vie attractif et dynamique et protéger l’environnement nordique.

Le territoire couvert par le Plan d’action nordique comprend tout le territoire québécois situé au nord du 49e parallèle, et contient 49 actions visant à améliorer la qualité de vie des communautés qui y vivent.

Sur le 1,4 milliard de dollars d’investissements prévus, 778 millions seront déboursés par le gouvernement du Québec, alors que le reste sera investi par les autres paliers de gouvernement et les entreprises privées. Parmi ces investissements, plus d’un milliard de dollars doit servir à la construction ou à la rénovation d’infrastructures, comme la route Billy-Diamond, dont la réfection est prévue dans le Plan.

De nombreux éléments visant à améliorer la qualité de vie des résidents du Nord-du-Québec figurent également dans le Plan d’action nordique. Il est notamment question d’améliorer les différents services offerts à la population, tels que les services de santé. Le gouvernement souhaite aussi investir dans les programmes de formation de la main-d'œuvre et améliorer l’accessibilité aux services de communications, comme l’Internet à haut débit, sur l’ensemble du territoire.

Pour le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien, la réussite de ce Plan d’action nordique passe par l’amélioration de la qualité de vie des résidents du Nord.

On parle d'habiter le territoire. On ne parle pas de développement du Nord, on ne parle pas d'occuper le territoire. On veut améliorer la qualité de vie pour qu'on puisse habiter notre Nord. C’est pourquoi notre gouvernement misera sur l’appui des efforts locaux, sur les initiatives qui prennent racine sur le territoire nordique. C’est ainsi qu’on va former un Québec fort, avec des régions fortes. Car la richesse culturelle, économique et environnementale du Nord bénéficie à tout le Québec.

Selon le maire de Matagami, René Dubé, l’annonce de ce plan représente une excellente nouvelle. Il estime que pour dynamiser les milieux nordiques et inciter les gens à s’y établir, à habiter le Nord, le gouvernement, ou une municipalité, ne peut tout faire seul. Il s’agit là selon lui d’un important travail d’équipe.

L'homme est assis à son bureau. Une tasse de café au couleur de la Ville est placé en évidence.

Le maire de Matagami, René Dubé, est en poste depuis l’élection 2005 et complètera sous peu son quatrième mandat.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Se rendre attractif, ce n’est pas quelque chose que peut faire seule la Ville. Ce n’est pas juste un programme du gouvernement, ce n’est pas juste les gens de l’industrie. Ça prend une volonté de tous les partenaires. Si on veut réussir un défi comme celui-là, il faut absolument que les gens qui viennent exploiter les ressources, que le milieu s’investisse afin de se rendre attractif pour les travailleurs et les familles, affirme M. Dubé.

Selon René Dubé, l’implantation de l’Internet haute vitesse est un élément primordial afin de dynamiser les communautés nordiques. Le maire de Matagami est bien placé pour en témoigner, alors que les citoyens de sa ville ont accès à ce service depuis quelques semaines seulement.

Ça paraît peut-être anodin, mais d’avoir accès au réseau large bande, d’être dans le monde moderne, ça fait toute une différence. Les gens s’en aperçoivent. S’il y a des gens de Montréal qui peuvent rester chez eux et travailler, il y a des gens qui peuvent rester à Matagami, et travailler pour des entreprises de Montréal aussi.

L’un des principaux freins à l’objectif du gouvernement d’habiter le Nord est l’enjeu du logement. Selon M. Dubé, il importe d’analyser les différentes options avant de débuter des projets de construction.

Ça dépend de plusieurs facteurs où l’on n’a pas le contrôle. Là où on a le contrôle, c’est que oui, il faut faire de quoi. Mais maintenant, c’est quoi la meilleure solution, c’est quoi la meilleure manière? Il ne faut pas prendre 5-6 ans à analyser, mais il faut prendre le temps de voir quels projets sont les mieux adaptés, soutient le maire de Matagami.

Alain Poirier devant l'hôtel de ville.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier, abonde dans le même sens concernant l’importance de bien analyser les besoins avant de démarrer des projets. Il ajoute que la contribution financière du gouvernement, via les programmes contenus dans le Plan d’action nordique, sera nécessaire pour que la construction de logements puisse aller de l’avant.

Ça fait plusieurs années qu’on essaie d’attirer des promoteurs pour la construction de logements, et c’est difficile, à cause des coûts que ça implique pour les promoteurs. Donc tout le monde ne va pas au bout de leur projet, souvent ils abandonnent. Si on n’a pas cette contribution du gouvernement, on ne pourra pas réaliser nos projets.

Alain Poirier se réjouit de ce que le Plan d’action nordique laisse présager pour sa communauté, mais précise qu’il importe que la richesse créée par le projet demeure le plus possible dans le Nord.

C’est tellement important, les projets qui se développent chez nous au niveau des industries minières et forestières. Il faut faire en sorte de développer notre économie circulaire avec ces entreprises-là. Qu’on ne fasse pas juste exploiter nos ressources et les envoyer ailleurs, mais de faire en sorte de développer des PME, de développer des entreprises qui vont contribuer à l’économie de nos différentes villes, conclut-il.

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