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24h Tremblant : du positif à conserver pour l’avenir

On voit un montage de photos des participants.

Les participants se sont mobilisés un peu partout au Québec et dans le monde pour bouger pendant 24 heures.

Photo : 24h Tremblant

Alexandra Piché

La pandémie de la COVID-19 a forcé les organisateurs du 24h Tremblant à revoir complètement la formule de la 20e édition. C’est finalement un événement sportif à distance qui s’est déroulé le week-end dernier et qui a permis d’amasser plus de 2,3 millions de dollars pour la grande cause des enfants.

Le producteur de l’événement, Simon St-Arnaud, n’a pas caché que les organisateurs ont fait plusieurs virages à 180 degrés pour trouver la formule idéale.

On a cru un petit moment au mois d’août qu’on pourrait tenir un événement en présentiel, en respectant la distanciation, mais avec les nouvelles mesures qui ont été annoncées en octobre. On a compris que ça allait se faire à distance. On a sondé nos participants et on a bâti un événement avec l’aide de notre communauté, a-t-il expliqué.

À l’image des autres éditions, les équipes inscrites s’engageaient à pratiquer une activité sportive sur une période de 24 heures, soit du samedi midi au dimanche midi.

Le ski, la course et la marche ont été populaires. Ce sont les activités qui font partie de l’ADN du 24h. Il y avait des gens présents à la station de ski de Tremblant pour faire des descentes symboliques, certains portaient fièrement leur dossard. Mais j’ai vu plusieurs activités très originales. Des participants se sont fait des parcours en ville, en forêt, j’ai vu des gens faire l’ascension du mont Sutton, dans les Cantons de l’Est, à répétition. Des ultramarathoniens ont couru des distances impressionnantes. C’était beau de voir les initiatives de tout le monde, a raconté M. St-Arnaud.

Certains participants ont fait des descentes symboliques avec le dossard.

Certains participants ont fait des descentes symboliques avec le dossard.

Photo : photo credit: gary yee / Gary Yee

Le fait que l’événement se tenait à distance a permis à des gens de partout au Québec, au Canada et même dans le monde d’y prendre part. L’animateur et ultramarathonien Bruno Blanchet a couru quelques kilomètres de la Thaïlande, le planchiste paralympique John Leslie a aussi pris part à l’événement sportif.

Je pense qu’on va apprendre de ça. Ça nous a permis de voir les choses différemment, d’élargir les possibilités. Ça élargit les frontières du 24h et ça nous montre que des gens de partout sont prêts à y participer dans cette nouvelle formule. Il y avait beaucoup de nouvelles équipes cette année, des gens qui n’avaient jamais participé à l’événement, a indiqué M. St-Arnaud.

Il montre une affiche sur laquelle est écrit : 24h Tremblant.

Robert Leroux participait à partir de Budapest.

Photo : 24h Tremblant

Certains des apprentissages de cette édition bien particulière permettront à l’équipe de bonifier l’événement dans les années à venir.

C’est sûr que si la situation nous le permet l’an prochain, le volet événementiel où les gens se rassemblent à Tremblant continuera d’exister. C’est une expérience unique. Mais donner aux gens la possibilité de participer à distance, c’est clair que ça va rester, a ajouté le producteur exécutif.

Des résultats au-delà des attentes

Les inscriptions débutent normalement dès le mois de mars, ce qui laisse aux équipes presque 10 mois pour réaliser leur collecte de fonds. Cette année, toutes les incertitudes reliées à la pandémie qui fait rage dans le monde ont forcé les organisateurs à reporter les inscriptions et les équipes à trouver rapidement des donateurs.

C’est toute une logistique pour les équipes. Il y a des entreprises qui ont normalement des centaines de participants et qui étendent leur collecte sur une période de plus de six mois. Quand la pandémie est arrivée, on a tout mis de côté. On s’est dit que le 24h Tremblant était un bien petit élément dans un contexte de pandémie mondiale. Il fallait attendre de voir ce qui allait se produire, a affirmé Simon St-Arnaud.

Quand ils ont décidé de tenir l’événement de façon virtuelle, les organisateurs n’avaient aucune idée de la réponse des participants et de l’argent qu’il serait possible de récolter en si peu de temps.

Au début, on ne se donnait pas trop d’attentes. On s’est dit qu’on tiendrait l’événement pour les enfants et qu’on verrait où ça nous amène. Finalement, les gens se sont accrochés à la cause et ils se sont mis en mode collecte. Déjà, avant le coup d’envoi, nous étions très satisfaits, mais le week-end nous a transportés ailleurs. Le thermomètre de dons a explosé, a raconté M. St-Arnaud.

Il croit que le fait que les gens sont tous loin les uns des autres leur a permis de se raccrocher encore plus à l’essentiel : la cause, les enfants.

Ç’a fait place à des moments magiques. Ça nous a forcés à faire les choses autrement, mais pour moi ce sont de belles découvertes. J’ai déjà hâte à l’an prochain. Et même si j’espère qu’on pourra tous se réunir à nouveau, on sait maintenant qu’on peut tenir l’événement en étant tous à distance , a-t-il conclu.

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