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Le gouvernement Legault présente sa version du Plan Nord

Des pelles mécaniques stationnées sur le site de la mine du lac Bloom, près de Fermont.

Vue sur la mine de fer du lac Bloom, près de Fermont.

Photo : Radio-Canada

Dans son Plan d'action nordique 2020-2023 (PAN), dévoilé lundi à Québec, le gouvernement Legault et ses partenaires doivent consacrer 1,4 milliard de dollars au cours des trois prochaines années pour stimuler « le développement durable dans le Nord québécois ».

Selon le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, le PAN, dont la mise en oeuvre a été confiée à la Société du Plan Nord, n'est pas un plan d'occupation du territoire, mais un plan pour améliorer la qualité de vie des communautés qui y vivent déjà.

Le Plan d'action nordique 2020-2023 nous permettra à la fois d'augmenter le niveau de richesse du Québec et surtout d'améliorer la qualité de vie de ses habitants, a promis Jonatan Julien. Nous le ferons par le développement économique, mais aussi par le partage du savoir culturel et par la préservation de l'environnement.

Le plan triennal dans lequel Québec investira 778,8 millions de dollars, les 600 millions restants étant assumés par les autres paliers de gouvernements, contient 49 actions, dont l'amélioration de l'accès aux territoires nordiques ainsi qu'à leurs ressources, notamment minières.

Routes et infrastructures portuaires

La route de la Baie-James

De nombreuses routes ont besoin de travaux de réfection dans le nord du Québec.

Photo : Gracieuseté : SDBJ

Grâce à ces investissements, les routes 138 et 389, entre autres, seront prolongées pour faciliter le transport des marchandises. La réfection de la route de la Billy-Diamond et de celle qui relie Schefferville à Kawawachikamach est également prévue.

Le développement des installations portuaires de Pointe-Noire, sur la Côte-Nord, ainsi que l'amélioration des accès aux gisements miniers de la fosse du Labrador sont aussi au programme.

Les 49 actions contiennent aussi des projets de développement touristique, de développement de serres communautaires, de retrait des matières dangereuses des villages ou encore de gestions des matières résiduelles en milieu nordique. Québec souhaite aussi développer les réseaux de communication dans le nord de la province.

Qualité de vie

Selon Québec, ce plan élaboré avec le concours d'une vingtaine de ministères vise à solutionner des problématiques économiques et sociales qui touchent particulièrement les communautés nordiques autant blanches qu'autochtones comme la rareté de la main-d'oeuvre qualifiée, la dévitalisation des villes et villages, la création d'emplois de qualité et le manque de services de proximité, notamment des services de santé.

« On parle d'habiter le territoire. On ne parle pas de développement du Nord, on ne parle pas d'occuper le territoire. On veut améliorer la qualité de vie pour qu'on puisse habiter notre Nord. »

— Une citation de  Jonatan Julien, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles
Le mur de Fermont en hiver

Le mur de Fermont

Photo : Radio-Canada / Mathieu Boudreault

Trois programmes distincts de soutien financier sont aussi prévus dans le cadre du PAN 20-23 pour répondre ponctuellement aux besoins des organismes et des promoteurs sur le terrain, peut-on lire dans le communiqué du gouvernement du Québec. La somme de 11 millions de dollars est notamment rattachée au Fonds d'initiatives nordiques. Le premier appel à projets sera lancé le 14 décembre prochain.

Pour éviter de créer une structure administrative supplémentaire, Québec confiera à la Société du Plan Nord la gestion du PAN dont les objectifs s'inscrivent dans le même azimut que celui du Plan Nord lancé en 2011 par le gouvernement libéral de Jean Charest pour développer massivement les infrastructures et l'industrie minière du Grand Nord québécois.

À l'époque, le gouvernement Charest prévoyait consacrer 80 milliards de dollars sur 25 ans au développement des ressources minières et énergétiques du Nord afin de créer ou de maintenir 20 000 emplois par an dans les régions nordiques. Mais l'élection du gouvernement péquiste de Pauline Marois l'année suivante avait remis en question ces investissements.

Le Plan Nord fut ensuite relancé en 2014 par le gouvernement libéral de Philippe Couillard qui, lui, prévoyait y consacrer 50 milliards de dollars d'ici 2035.

Depuis sa création, les résultats du Plan Nord ont été mitigés et plutôt inégaux d'une région à l'autre, principalement en raison des variations des prix des métaux et de l'absence d'une politique de développement soutenue et suffisamment financée.

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