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Prédire les éclosions de COVID-19 à travers les eaux usées

Une photo prise en plongée d'une toilette publique.

Une étude similaire est également menée à Saskatoon. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Des chercheurs de l’Université de Regina, en partenariat avec la Ville, étudient les eaux usées de la municipalité pour tenter de déterminer la concentration de COVID-19 se trouvant dans les excréments de la population. Les recherches pourraient permettre de prédire de futures éclosions au sein de la communauté.

Leurs résultats seront par la suite transmis à l’Autorité de la santé de la Saskatchewan.

Le chercheur Tzu-Chiao Chao et son équipe ont commencé leurs analyses il y a quelques mois. Jusqu’à présent, leurs conclusions concordent avec le nombre de cas de COVID-19 détectés dans la ville.

Le chercheur admet toutefois que la précision de leurs résultats dépend de la charge virale présente au sein des échantillons étudiés.

Nous ne serions pas capables de détecter le virus si une seule personne à travers la ville était contaminée, note Tzu-Chiao Chao. Un certain nombre de personnes rejetant des particules du virus à travers leurs excréments est nécessaire pour que nous puissions le détecter dans le système d’égout.

Tzu-Chiao Chao admet également que le système d’analyse a encore besoin de quelques ajustements avant de permettre de prédire avec exactitude de futures hausses du nombre de cas de COVID-19.

Un outil pour l'avenir

Plus cette méthode de recherche évoluera et se perfectionnera, plus elle deviendra un outil utile pour étudier et combattre la propagation de futurs virus au sein de la population, croit Tzu-Chiao Chao. Selon lui, on pourrait même s’en servir pour étudier d’autres aspects de la santé dans la communauté, notamment l’exposition à la pollution.

Il y aura d’autres pandémies, d’autres maladies.

Tzu-Chiao Chao, chercheur à l'Université de Regina

Essentiellement, nous essayons de voir si cette nouvelle méthode d’analyse ne pourrait pas devenir un outil supplémentaire pour nous aider s'il y a de prochaines épidémies, explique-t-il.

Des recherches semblables sont également menées par des équipes de l’Université de la Saskatchewan, à Saskatoon.

Le 19 novembre dernier, celles-ci avaient prédit une hausse de 100 à 150 nouveaux cas de COVID-19 par jour dans la Ville des Ponts.

Une prédiction qui semble s’être avérée avec plus de 1200 nouveaux cas actifs apparus dans la ville depuis cette date.

Avec les informations de Cory Coleman

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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