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Un an après le lock-out, l’heure est à la guérison à la raffinerie Co-op de Regina

La direction de l'entreprise et le syndicat doivent rebâtir la confiance entre les deux parties.

Des syndiqués d'Unifor occupent les lignes de piquetage de la raffinerie Co-op de Regina en janvier 2020.

Le lock-out de la raffinerie Co-op de Regina, qui a débuté le 5 décembre 2019, a été marqué par des mois de tensions et d'hostilités.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Arrestations policières, accusation de méfait et intervention du premier ministre… Il y a un an, le lock-out de la raffinerie Co-op de Regina enflammait la Saskatchewan pendant les 196 jours du conflit de travail. Six mois après la signature d'une entente, la direction de l'entreprise et le syndicat sont d'accord pour dire qu'il est temps de rebâtir la confiance entre les deux parties.

Toutefois, le processus de guérison s'annonce long et ardu en raison de l'ampleur du conflit de travail.

Notre relation n’est plus ce qu’elle était avant le conflit, et je ne sais pas si elle reviendra à ce niveau un jour. Nous en sommes encore loin, et il reste beaucoup de travail à faire pour oublier le lock-out, affirme le nouveau président de la section locale 594 d’Unifor, Nathan Kraemer.

Ce dernier indique qu’il est difficile pour les travailleurs d'oublier les événements de l’année dernière.

Le conflit de travail a été marqué par des mois de tensions, qui ont atteint leur paroxysme le 20 janvier lorsque le président national du syndicat Unifor, Jerry Dias, et 13 autres personnes ont été arrêtés par la police de Regina.

Les hostilités ont pris fin en juin dernier lorsque les deux parties ont signé une entente de principe qui a permis le retour progressif des travailleurs à la raffinerie après des mois de conflits et de disputes.

Nathan Kraemer devant la raffinerie Co-op de Regina.

Avant d'être président, Nathan Kraemer était le responsable des négociations pour la section locale 594 d'Unifor lors du lock-out de la raffinerie Co-op.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Toutefois, malgré le retour de la majorité de ses membres à la raffinerie, Nathan Kraemer déplore l’attitude de la direction de la raffinerie : Elle ne nous aide pas à passer par-dessus le conflit de travail.

Il y a des travailleurs contractuels qui font présentement le travail de nos membres. L’entreprise enquête toujours sur certains de nos membres et plusieurs ont été licenciés, raconte-t-il.

Nathan Kraemer affirme que près de 30 employés attendent toujours d’être réintégrés au sein de la raffinerie.

À ce sujet, le vice-président de l’exploitation de la raffinerie, Gil Le Dressay, apporte une précision: La majorité des employés sont de retour à la raffinerie, mais certains d'entre eux sont mis à pied en raison des pertes causées par la pandémie de COVID-19.

Gil Le Dressay devant la raffinerie Co-op de Regina.

Le vice-président de l’exploitation de la raffinerie, Gil Le Dressay.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Malgré tout, Nathan Kraemer demeure certain qu’un jour le conflit de travail sera un souvenir du passé.

Nous pouvons y arriver, la situation commence à s’améliorer, mais ce sera très long.

Une citation de :Nathan Kraemer, président de la section locale 594 d’Unifor

De son côté, Gil Le Dressay mentionne que les employés en lock-out sont revenus au travail avec la volonté d'aller de l’avant. Pour lui, l’important est de faire front commun et de travailler en équipe.

Il n’y a pas de tension à la raffinerie, mais le processus de guérison va prendre du temps. Nous allons dans la bonne direction pour rebâtir la confiance, soutient-il.

Afin de s’assurer que les hostilités de l’an dernier ne minent pas les efforts de réconciliation, l’entrepris a mis en place un plan de réintégration des employés qui comprend des séances de formations de groupe pour rebâtir l’esprit d’équipe, dit Gil Le Dressay.

La direction a aussi engagé des consultants externes pour épauler les deux parties dans ces procédures.

Garder la tête haute

Kevin Bittman, qui était la tête d’affiche du syndicat Unifor lors du lock-out, a quitté ses fonctions de président syndical moins de 24 heures après la ratification de l’entente de principe au mois de juin.

Celui qui travaille maintenant pour le syndicat Unifor soutient que les travailleurs sont résistants et qu’ils ne laisseront pas les querelles du passé les empêcher de faire leur travail.

Les membres d’Unifor 594 sont faits forts. C’est toujours difficile de travailler à la suite d’un conflit de travail d’une telle ampleur, mais ils y sont retournés.

Conflit de travail à la raffinerie Co-op de Regina

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