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Grassy Narrows : Ottawa s’engage à dépenser 200 millions pour les centres de traitement

Dessin d'un édifice en pierres et en bois entouré de conifères

Un dessin de ce à quoi ressemblerait le centre de soins à Grassy Narrows.

Photo : Rapport de la firme SBA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans son énoncé économique, le gouvernement Trudeau s’engage à dépenser 200 millions de dollars pour la construction de deux centres de traitement pour le mercure dans les Premières Nations Grassy Narrows et Whitedog.

Les centres permettront de traiter les résidents des deux communautés souffrant toujours des effets du déversement de mercure dans les rivières Wabigoon et English dans les années 60 et 70.

Aujourd'hui encore, 90 % de la population de Grassy Narrows a des traces de mercure dans le sang, selon des études récentes.

Nos membres ont souffert longtemps, selon le chef de Grassy Narrows, Randy Fobister.

« Ce sont de très bonnes nouvelles pour la communauté. Nous voyons enfin la lumière au bout du tunnel. »

— Une citation de  Randy Fobister, chef de Grassy Narrows

Les Premières Nations avaient conclu un accord avec Ottawa plus tôt cette année pour la construction d’un centre de traitement dans chaque communauté, à la hauteur de 19,5 millions de dollars par centre.

Une affiche d'avertissement de pollution dans l'eau

La présence de mercure serait connue depuis 1990.

Photo : Radio-Canada / Jody Porter/CBC News

L’énoncé économique prévoit désormais 200 millions de dollars jusqu’à l’année financière 2024-2025, ainsi que 300 000 $ par année pour l’entretien et la gestion de chaque centre.

Les centres permettront aux habitants de Grassy Narrows et Whitedog de demeurer près de chez eux tout en recevant des traitements.

Ceux-ci souffrent depuis les années 60 des effets toxiques des tonnes de mercure déversées par la papetière Dryden Chemical dans les rivières Wabigoon et English, un lieu de pêche important pour la communauté.

Dès la naissance, jusqu’à aujourd’hui, c’est quelque chose qui touche les nerfs des membres de la communauté, selon M. Fobister.

Ça touche les jeunes, qui ont des symptômes communs à l’empoisonnement au mercure, comme des éruptions cutanées, rajoute-t-il.

Le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, a décrit l’inaction face à la contamination au mercure comme une aberration historique la semaine dernière.

La création d'un centre de soins a été reportée par le passé en raison des demandes de Grassy Narrows et Whitedog pour une enveloppe financière plus complète de la part du gouvernement, indique le ministre Miller.

« Il n’y avait pas de lien de confiance entre Grassy Narrows et le gouvernement du Canada et, dans un certain sens, avec raison. »

— Une citation de  Marc Miller, ministre des Services aux Autochtones
Marc Miller en conférence de presse devant deux drapeaux du Canada.

« C'est une aberration historique et nous espérons y remédier le plus vite possible, » dit le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

L’énoncé économique prévoit 28 millions de dollars durant l’année financière 2021-2022, 32 millions l’année suivante, puis 70 millions pour chaque centre au cours des deux années subséquentes.

La construction des deux centres de traitement devrait être terminée d'ici trois ans, d'après le ministre Miller.

Grassy Narrows doit également voir la construction prochaine d'une usine de traitement d'eau.

La communauté a levé son avis d’ébullition de l’eau en vigueur depuis 2013 en octobre dernier.

Avec les informations de La Presse canadienne

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