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Échanges et poésie pour agir contre la violence faite aux femmes

Une femme tient une photo de Joyce Echaquan.

De la poésie pour clore les 12 journées d'action contre les violences faites aux femmes.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Jennifer Boudreau
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour clore la campagne des 12 jours d'action contre les violences faites aux femmes dans le Bas-Saint-Laurent, une soirée de discussion et de lectures de poésie est organisée virtuellement dimanche.

Il s'agit d'une soirée pour commémorer les drames entourant Joyce Echaquan, les femmes autochtones disparues ou assassinées et le féminicide de Polytechnique, survenu le 6 décembre 1989.

Michèle Taïna Audette, ex-commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, et la poétesse innue Joséphine Bacon, porte-parole de cette campagne, sont les invitées d'honneur de l'événement.

La poétesse innue Joséphine Bacon

La poétesse innue Joséphine Bacon

Photo : Radio-Canada / Martin Ouellet

La soirée virtuelle est animée par Jeanne-Marie Rugira, professeure en psychosociologie à l'UQAR, ainsi que Vinciane Cousin, co-coordonnatrice de La Débrouille, maison d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale pour le Bas-Saint-Laurent.

On va avoir un moment d'échange avec elles pour mieux comprendre les enjeux vécus par les femmes autochtones. Ce sera suivi de lectures poétiques, des créations personnelles provenant de toutes sortes de communautés et de tous les âges, explique Vinciane Cousin.

« C'est une soirée pour dénoncer toutes les violences faites aux femmes. »

— Une citation de  Vinciane Cousin, co-coordonnatrice de La Débrouille

Une soirée du même type était organisée vendredi soir à Paspébiac.

Une femme, la tête dans les mains.

31 ans après la tuerie de Polytechnique, une femme meurt assassinée tous les deux jours et demi au Canada.

Photo : Radio-Canada

Vinciane Cousin souligne l'importance de participer à ce genre d'événement. Selon elle, il est important de se créer des occasions de réfléchir collectivement sur les façons d'enrayer les enjeux liés aux violences faites aux femmes.

Je pense qu'il y a un travail de conscientisation à faire. Il y a aussi nos systèmes qui ont besoin de bouger, nos systèmes policiers, judiciaires, nos lois aussi. Mais, avant tout, chaque personne peut faire sa part pour faire une différence, explique-t-elle.

Parfois, c'est simplement d'aller s'informer, s'intéresser et se questionner sur ces enjeux. De se dire "comment je fais, dans mes contextes à moi, pour être à l'écoute des violences que vivent les femmes que je rencontre, pour apporter une différence?", ajoute la co-coordonnatrice de La Débrouille.

Selon Vinciane Cousin, l'une des conséquences du confinement du printemps dernier est l'isolement des personnes à risque. Sans leur réseau social, personne ne peut leur venir en aide en cas de problème.

La co-coordonnatrice de La Débrouille note que les actes de violence étaient plus graves pendant le confinement chez 42 % des femmes interrogées par un regroupement de maisons d'hébergement au Québec.

Tous les deux jours et demi

Selon la campagne 12 jours d'action dans le Bas-Saint-Laurent, 31 ans après la tuerie de Polytechnique, une femme meurt assassinée tous les deux jours et demi au Canada.

Les femmes autochtones ont représenté, encore l'année dernière, 36 % du total des filles et des femmes assassinées.

Selon les données de l'organisation, 34 % des féminicides seraient commis en milieu rural.

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