•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Commémoration des 31 ans de la tuerie de Polytechnique

Un homme et un enfant devant le mémorial de Polytechnique.

Des passants se sont recueillis devant le mémorial aux victimes de la tuerie de Polytechnique.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Les Québécois ont commémoré dimanche les 31 ans de la tuerie de Polytechnique Montréal, mais le triste anniversaire a pris cette année une forme particulière parce qu'il n'y a pas eu de rassemblement en personne pour souligner l'événement.

Une cérémonie commémorative virtuelle a eu lieu à l'heure du midi, avec la participation d'une des survivantes de l'attentat, Nathalie Prévost, qui a fait un discours depuis la place-du-6-décembre.

Trente et un an après les premières demandes des étudiants de Polytechnique, juste en haut de la côte, et j'y étais, on demande encore des contrôles simples, des contrôles nécessaires, a-t-elle soutenu.

Malheureusement, 31 ans après, c'est encore à faire, je suis encore là, debout, devant vous, à vous demander qu'ensemble comme Canadiens on le demande au gouvernement.

Lors de la cérémonie, un accent particulier a été mis sur la violence contre les femmes autochtones. Plusieurs ont notamment parlé de Joyce Echaquan, cette Atikamekw qui est morte à l'hôpital de Joliette après avoir subi les insultes dégradantes d'une infirmière et d'une préposée aux bénéficiaires.

Depuis 1980, 1600 femmes autochtones ont disparu ou ont été assassinées. C'est l'équivalent de 37 000 Canadiennes ou de 8000 Québécoises. Huit mille Cédrika Provencher passées inaperçues, a déclaré l'artiste innue Kathia Rock.

Comme les années précédentes, des faisceaux de lumière seront projetés dans le ciel depuis le belvédère du mont Royal, mais le public ne sera pas invité à y assister.

Il y a exactement 31 ans, 14 femmes, dont beaucoup étaient des étudiantes en génie, ont été tuées et plus d'une douzaine de personnes ont été blessées dans une attaque motivée par la haine du tireur envers les femmes.

Nathalie Provost.

Nathalie Provost, survivante de la fusillade de Polytechnique, a participé à la commémoration de l'événement.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La classe politique se souvient

Les politiciens du Québec et du Canada ont tenu à souligner le triste anniversaire dimanche.

La sécurité des femmes doit être le fondement de toute société. Encore aujourd'hui, trop de femmes, de filles et de personnes de diverses identités et expressions de genre font face à la violence et à la discrimination au Canada et dans le monde. Il nous reste encore beaucoup de travail à faire pour nous assurer qu'elles puissent vivre sans injustice, sans misogynie et sans peur, a déclaré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dans un communiqué.

M. Trudeau a rappelé que son gouvernement avait interdit cette année plus de 1500 armes à feu de style militaire, ce qui comprend l'arme utilisée à Polytechnique.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a affirmé que le Québec avait un devoir de souvenir, mais aussi un devoir d'action.

On doit continuer le travail pour prévenir et combattre toutes les formes de violence contre les femmes, a-t-il écrit sur Twitter.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !