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Hypothèques : une banque offre un taux d’intérêt inférieur à 1 %

Pancarte d'immeuble à vendre.

Cette offre serait une première dans l'histoire du pays. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La banque HSBC affiche présentement une offre d’hypothèque à un taux d’intérêt inférieur à 1 %. Il s’agirait d’une première dans l’histoire au pays.

Il s’agit d’une offre à taux variable et fermée sur cinq ans. Le taux peut bien sûr varier à la hausse ou à la baisse pendant cette période, car il est lié au taux préférentiel de la banque.

La banque a annoncé vendredi une promotion offrant ce taux pour des prêts hypothécaires offerts aux gens qui ont une mise de fonds inférieure à 20 %. Ces emprunteurs devront payer pour assurer leur prêt hypothécaire. L’achat d’une telle assurance est exigée par le gouvernement canadien. La Société canadienne d'hypothèques et de logement a d’ailleurs resserré ses règles d’admissibilité à cette assurance cet été.

C'est vraiment accrocheur, selon James Laird, cofondateur du site de comparaison des taux Ratehub.ca et président du prêteur hypothécaire CanWise Financial.

M. Laird affirme que le groupe d'acheteurs ciblé par la banque ne représente qu'environ 10 % de tous les acheteurs potentiels de maisons en ce moment, mais c'est un taux qui a été conçu pour attirer l'attention. Le département marketing a beaucoup à voir avec cette promotion, explique M. Laird en entrevue à CBC News.

Le mois de décembre n'est généralement pas une période chargée pour le secteur des prêts hypothécaires, mais la pandémie COVID-19 semble avoir fait disparaître les schémas saisonniers habituels cette année. Par exemple, la ruée printanière normale a été reportée aux mois d'été. De plus, le nombre de ventes a battu des records, cet automne.

La décision de HSBC vise à stimuler les affaires, selon la PDG de Mortgages of Canada, Samantha Brookes.

Les banques sont agressives dans leurs efforts pour maintenir leurs chiffres à un niveau élevé, explique Mme Brookes.

Le coût d’un emprunt a chuté pendant la pandémie, car la Banque du Canada a réduit son taux directeur à 0,25 %.

De plus, en octobre, celle-ci a pris la décision sans précédent de dévoiler au marché qu'elle prévoyait maintenir ces taux jusqu'en 2023.

Une épée à double tranchant

Les emprunteurs peuvent se réjouir de la perspective de voir les taux hypothécaires atteindre des niveaux record. Cependant, il est important de se rappeler qu'ils sont obtenus au prix d'un affaiblissement de l'économie en général, selon l'économiste Avery Shenfeld, de la CIBC.

C'est le signe que l'économie est encore dans une mauvaise passe, explique-t-il. Nous préférerions une contribution décente du tourisme, de l'hôtellerie, des restaurants et des exportations [au lieu d’avoir une économie] qui compte sur l’augmentation de l’endettement des Canadiens, [c’est-à-dire] l’achat de maisons, de condos, de chalets.

Bien qu'il s'inquiète de la santé de l'économie dans son ensemble, M. Shenfeld affirme qu'il n'y a rien de dangereux en soi à ce que les taux hypothécaires baissent de plus en plus, car le marché du logement est bien réglementé au Canada.

Nous avons mis en place des tests de stress pour nous assurer que vous pouvez vous qualifier pour ce prêt hypothécaire et le payer, dit-il. Nous avons mis en place des garde-fous.

Pour qu’un emprunteur soit éligible à obtenir un prêt - même pour obtenir le taux affiché le plus bas de l’histoire - la banque doit s'assurer que celui-ci pourrait payer un prêt hypothécaire à un taux de 4,79 %, c’est-à-dire le taux d'éligibilité de la Banque du Canada.

M. Laird, lui, estime que cette situation est paradoxale. Ce qui rend mon travail un peu délicat, c'est que les bonnes nouvelles concernant les taux hypothécaires sont souvent associées à de mauvais événements, et c'est ce qui s'est passé avec cette pandémie, a-t-il déclaré.

Il suggère d’ailleurs que les taux pourraient se remettre à grimper plus rapidement que prévu, faisant référence à la possible distribution d’un vaccin contre la COVID-19 dès le début de 2021.

Avec les informations de CBC News

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