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Sit-in à l'Université d'Ottawa : des étudiants exigent des actions concrètes contre le racisme

Des étudiants dans le hall d'un établissement font un sit in.

Les manifestants de la Coalition contre le racisme de l’Université d'Ottawa (UdO) ont passé la nuit de vendredi à samedi à l'intérieur du pavillon Tabaret, où se trouvent les bureaux de la direction.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

Une vingtaine d'étudiants occupent depuis vendredi après-midi un pavillon de l'Université d'Ottawa (UdO) afin d’exiger des actions concrètes pour combattre le racisme sur le campus.

Les manifestants de la Coalition contre le racisme de l’Université d'Ottawa (UdO) ont passé la nuit à l'intérieur du pavillon Tabaret, où se trouvent les bureaux de la direction.

Le regroupement à l'origine du sit-in qui dure depuis plus de 24 heures demande notamment la création d’un bureau indépendant antiracisme et d’une politique au sein de toute l’Université d’Ottawa.

Une femme se laisse prendre en photo dans le lobby d'un établissement.

Judy El-Mohtadi est membre du Groupe de recherche d'intérêt public de l'Ontario (GRIPO), une organisation pour la justice sociale au sein de l’Université d’Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Il y a un rapport qui a été écrit en 2009 avec les mêmes sortes de demandes. Ça démontre, à ce point-là, que d’essayer de travailler avec l’Université n’est pas efficace parce qu'on répète les mêmes choses. Ils [la direction de l’Université] ne font rien avec ça. Ils disent qu’ils vont faire quelque chose, mais quand on a besoin qu’ils agissent, ils ne le font pas. On est là pour que nos demandes se réalisent, indique Judy El-Mohtadi, membre du Groupe de recherche d'intérêt public de l'Ontario (GRIPO), une organisation pour la justice sociale au sein de l’Université d’Ottawa.

L’UdO a été secouée par plusieurs incidents à connotation raciale. L'événement le plus récent a eu lieu cet automne, lorsqu'une professeur a prononcé le mot en N dans le cadre de l'un de ses cours. Cet incident a plongé l'institution dans la tourmente et créé de profondes divisions sur le campus.

Le recteur de l’université, Jacques Frémont, a annoncé la semaine dernière la création de ce comité antiracisme et en faveur de l'inclusion sur le campus.

Mais le Syndicat des étudiants de l'Université d’Ottawa (SEUO), l'association des étudiants noirs, et plusieurs groupes qui représentent les minorités déclarent n'avoir aucune confiance en la direction de l'institution pour s'attaquer à un tel problème.

Un homme porte un masque lors d'une manifestation antiracisme à l'Université d'Ottawa.

Jason Seguya est commissaire à l'équité auprès du Syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Nous n’avons pas confiance avec cette manière pour répondre [aux problèmes] de racisme. On voit un cycle qui continue de se répéter [...]. Nous n’avons même pas été consultés pour ce processus, déplore Jason Seguya, commissaire à l'équité auprès du Syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa (SEUO).

Selon ce dernier, plusieurs groupes de l'Université d'Ottawa ont déjà fourni beaucoup de littérature sur la question du racisme au sein de l’établissement d’enseignement.

Ils continuent d’ignorer ces changements et c’est ça notre problème, dit-il.

Les manifestants réclament également la dissolution du présent Comité d’action antiracisme et l’ajout au programme d’un cours antiracisme obligatoire pour tous les étudiants de premier cycle.

Les manifestants de la Coalition contre le racisme de l’UdO n'ont pas l'intention de quitter les lieux tant qu'ils n'auront pas rencontré le recteur.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

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