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Pénurie de motoneiges neuves à Yellowknife

Joey Sutton pose, accoudé à une motoneige, dans son magasin.

Près de la moitié des motoneiges que vend Joey Sutton dans son magasin de Yellowknife sont envoyées dans des petites communautés nordiques, notamment au Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Chantal Dubuc

Radio-Canada

Les motoneigistes de Yellowknife en quête d’une nouvelle monture devront s’armer de patience, puisque le seul commerce de la ville offrant ce type de véhicule fait face à une demande accrue et à des difficultés d’approvisionnement.

Normalement, on en vend de 180 à 190 par année, explique le propriétaire de Polar Tech Recreation, Joey Sutton. Cette année, on en a vendu 225 avant le 1er décembre.

Ayant épuisé ses stocks la semaine dernière, l’entrepreneur n’a aucune livraison en vue.

Il n’y en aura pas d’autres cette année. Tout est vendu et le fabricant n’en fait plus avant l’an prochain. Les prochaines arriveront en septembre ou en octobre.

M. Sutton impute la pénurie aux effets de la pandémie, précisant notamment que les restrictions de voyage poussent les Ténois à se tourner vers des activités hivernales locales. Il ajoute que la chaîne d’approvisionnement a été mise à mal par le virus et ses conséquences.

Le commerçant dit aussi ne pas être le seul à faire face à une rupture de stock. D’autres vendeurs de motoneiges et de véhicules tout-terrain du pays devront bientôt renvoyer les clients bredouilles. Il n’y en aura plus, nulle part.

Un défi pour les communautés nordiques

L’effet de la pénurie ne se fera pas sentir qu’à Yellowknife, souligne Joey Sutton. Il estime que près de la moitié des véhicules qu’il vend sont utilisés par de petites communautés du Nord, principalement au Nunavut.

Pour l’instant, il renvoie les clients dans les rares commerces où des motoneiges sont encore entreposées, dont Diggerz Sports, à Hay River, de l’autre côté du Grand lac des Esclaves.

Là aussi, la rupture de stock approche, confirme un vendeur, qui ajoute avoir vu des clients parcourir les quelque 500 kilomètres de route qui sépare Hay River de Yellowknife pour mettre la main sur l’une des précieuses montures.

Même s’il se dit déçu de ne pouvoir accommoder de nouveaux clients, M. Sutton se réjouit à la vue de son chiffre d’affaires en cette année exceptionnelle.

Faute de nouveaux véhicules à vendre, l’équipe de Polar Tech s’affaire maintenant à assembler les motoneiges qui ont déjà trouvé preneur et à entretenir celles d’anciens clients. L’entreprise s’est également tournée vers la vente de vêtements d’hiver.

Avec les informations de Chantal Dubuc

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