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Les négociations pour acquérir un vaccin demandent de la souplesse, dit Anita Anand

Anita Anand.

La ministre fédérale de l'Approvisionnement, Anita Anand

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

La ministre fédérale de l'Approvisionnement, Anita Anand, promet de tenir les Canadiens au courant de la date d'arrivée des premières doses du vaccin contre la COVID-19.

Mme Anand a toutefois dit à La Presse canadienne que les premiers contrats d'approvisionnement en vaccins étaient vagues sur les dates de livraison, car personne ne savait alors si ceux-ci allaient être efficaces.

Ce n'est qu'à la suite des annonces concernant l'efficacité des vaccins de trois entreprises – Pfizer, Moderna et AstraZeneca – que le ministère a commencé à demander à ces dernières d'être plus précises quant au moment où elles commenceront à honorer leurs contrats avec le Canada.

Nous avons signé ces contrats afin de mettre les Canadiens dans la meilleure position possible tout en reconnaissant que nous aurions besoin de négocier des conditions supplémentaires, comme des dates de livraison précises, une fois qu'un vaccin aurait été découvert, et l'approbation réglementaire, obtenue. C'est ce qui se passe maintenant.

Si les Canadiens rêvent d'une prochaine année qui ne soit pas la suite angoissante de 2020, c'est dans la perspective de l'arrivée d'un vaccin.

Quand celui-ci sera-t-il disponible au Canada? Le gouvernement fédéral n'a pas encore répondu à cette question.

Mme Anand dit qu'elle aimerait bien l'annoncer aux Canadiens, mais que cela dépend de l'approbation des vaccins par Santé Canada. De plus, le pays doit être prêt à recevoir et à distribuer en toute sécurité les précieuses doses, dont certaines doivent être entreposées à des températures inférieures à - 70 °C.

Les pièces du puzzle commencent à être rassemblées.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Les responsables de Santé Canada sont en voie d'approuver d'ici quelques jours, voire quelques heures, le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer et BioNTech.

Les Canadiens ont obtenu de plus amples renseignements sur la logistique grâce à une séance d'information des fonctionnaires fédéraux cette semaine. Pfizer expédiera son vaccin directement à 14 lieux de réception dans les provinces. FedEx et Innomar Strategies ont été engagés vendredi pour superviser la livraison d'autres vaccins d'un centre de réception national vers les provinces.

Le Comité consultatif national de l'immunisation a publié vendredi des directives au sujet des personnes qui devraient recevoir le vaccin en premier, comme les résidents et les travailleurs des établissements de soins de longue durée et les personnes âgées de plus de 80 ans.

Des fioles de vaccins posées sur une table.

Des fioles de vaccins posées sur une table

Photo : Getty Images

Le matériel, comme les seringues, les compresses de gaze et les bandages nécessaires pour vacciner des millions de personnes, est en place. Des congélateurs à très basse température ont été achetés, et neuf sont déjà arrivés. Les gouvernements provinciaux forment leurs propres groupes de travail.

Nous allons avoir des vaccins dans ce pays aussi rapidement que possible, assure Mme Anand.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O'Toole, a reproché au gouvernement fédéral de n'avoir commencé à acheter des vaccins qu'à la suite de l'échec d'une collaboration avec la Chine sur la mise au point d'un remède.

Le partenariat entre le Conseil national de recherches et la société chinoise CanSino Biologics avait été annoncé en mai en grande pompe, mais les doses à utiliser pour un essai clinique canadien ne sont jamais arrivées, car la Chine a refusé de délivrer le permis d'exportation requis.

Je n'aurais pas mis tous nos oeufs dans le panier de la Chine, a déclaré M. O'Toole le 29 novembre. Selon lui, ce n'est que lorsque cet accord s'est effondré que le Canada a commencé à discuter sérieusement avec d'autres entreprises, comme Pfizer ou Moderna.

Mme Anand a dit que ce n'était pas le cas.

Elle a rappelé que l'entente avec CanSino relevait du ministre de l'Innovation, Navdeep Bains, et non d'elle. Rien ne l'empêchait de négocier avec d'autres entreprises.

Son ministère a commencé à négocier des accords avec d'autres fabricants de vaccins des semaines plus tôt. Une équipe de responsables des achats a été affectée au dossier dès le mois de mars, en même temps qu'on tentait d'obtenir des fournitures médicales, des équipements de protection individuelle et des tests rapides.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

En juin, le groupe de travail sur le vaccin contre la COVID-19 a fourni une liste de vaccins que le Canada devrait chercher à acquérir. Mme Anand dit que les négociations avec ces fabricants ont commencé au début de juillet. Un premier accord avec la société de biotechnologie du Massachusetts Moderna a été conclu le 24 juillet.

Le Canada a été le premier pays à s'entendre avec cette entreprise. Il a ensuite signé un contrat avec Pfizer et BioNTech, le 1er août. C'était le quatrième pays à le faire, après le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon.

Ce n'est qu'à la fin du mois d'août que le Canada a renoncé à son accord avec CanSino. À ce moment-là, le gouvernement avait conclu des ententes avec quatre autres sociétés : Moderna, Pfizer/BioNTech, Johnson & Johnson et Novavax. Depuis, il s'est aussi entendu avec Sanofi/GlaxoSmithKline, AstraZeneca et Medicago.

Mme Anand dit que le Canada a abordé chaque négociation avec un seul objectif : obtenir 20 millions de doses garanties et des options pour en acheter davantage plus tard. En tout, le Canada a versé plus d'un milliard de dollars aux sept fabricants pour 194 millions de doses, même si certains de ces vaccins ne dépasseront jamais le stade expérimental.

Quelque 220 millions de doses supplémentaires sont disponibles si le Canada en fait la demande. Ottawa prendra une décision à ce sujet lorsqu'il aura déterminé quels sont les vaccins les plus efficaces. La ministre Anand a annoncé vendredi que 20 millions de doses supplémentaires arriveront au Canada en 2021 en provenance de Moderna, pour un total de 40 millions.

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