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Nouvel incendie au campement de la rue Notre-Dame

Des flammes et de la fumée noire s'échappent du campement. Une tente brûle.

Il s'agit d'un troisième incident en quelques semaines dans ce campement de fortune.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Radio-Canada

Une tente du campement de la rue Notre-Dame, à Montréal, a été la proie des flammes samedi matin. Ce terrain, aménagé le long de la rue Notre-Dame, accueille des dizaines de personnes itinérantes, qui y ont élu domicile cet été.

Une bougie est à l’origine de l'incendie. Un couple, qui logeait dans la tente, a réussi à s’en sortir indemne.

Aucun blessé n’est à déplorer.

L’incendie a toutefois été spectaculaire, et trois autres tentes ont été endommagées. Des effets personnels du couple, il ne restait que du mobilier et des vêtements calcinés, ainsi qu’une bonbonne de propane miraculeusement intacte.

Il s'agit du troisième incident du genre, en quelques semaines, dans ce campement de fortune.

Des effets personnels calcinés au milieu des tentes. Des personnes nettoient.

Plusieurs dizaines de personnes vivent le long de la rue Notre-Dame; elles ne comptent pas quitter le campement, malgré l'arrivée de l'hiver.

Photo :  Radio-Canada / Mathieu Wagner

Jacques Brochu, un sexagénaire qui vit sur ce terrain depuis le 5 juillet et qui gère la vie communautaire, veut s'assurer que le couple pourra se réinstaller rapidement sur place.

J'ai eu la confirmation qu’un citoyen allait apporter une grande tente pour remplacer [celle qui est calcinée], assure M. Brochu. Avec mon matériel amassé en cas d’urgence, on va pouvoir fournir au couple un matelas de sol et un matelas gonflable, deux sacs de couchage, des douillettes... Et on va s’arranger pour lui trouver du linge, poursuit-il.

Comme la plupart des occupants du campement, il ne souhaite pas se retrouver dans l’un des hébergements d’urgence offerts par la Ville de Montréal.

Or, la Ville souhaite que ces campeurs quittent les lieux à l'approche de l’hiver, craignant une multiplication des incendies. Néanmoins, elle assure qu'elle ne veut pas employer la « manière forte » afin de les déloger.

Deux policiers observent une tractopelle qui ramasse les décombres sur le campement.

Les campeurs de la rue Notre-Dame sont invités par la Ville à quitter les lieux pour se rendre dans des services d'hébergement.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Wagner

Pierre Lessard-Blais, maire de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, apprécie les options provisoires offertes aux occupants par la Ville, mais déplore le vide en matière de solutions permanentes.

On a 25 000 ménages qui attendent un logement social dans le Grand Montréal, et ce n'est même pas une mesure qui va de mieux en mieux. Ça stagne depuis des années.

Une citation de :Pierre Lessard-Blais

Ç'a pris trois ans pour que Québec et Ottawa s'entendent sur le financement du logement social, poursuit-il. Nous sommes la dernière province à profiter du fédéral pour le logement social.

Les campeurs de la rue Notre-Dame se disent donc déterminés à y passer l’hiver et se sentent chez eux, contrairement à ce qui se produit dans les refuges temporaires, qui ne peuvent les accueillir que 12 heures sur 24.

Plusieurs organismes ont publié une lettre ouverte dans La Presse pour proposer différentes mesures, telles que l'arrêt des démantèlements de campements, l'installation de haltes chaleur extérieures avec des parasols incandescents, l’accès à du matériel pour renforcer l’isolation des tentes, ainsi que l'accès à des toilettes et à des douches.

Avec les informations de Louis de Belleval.

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