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Les conservateurs auraient refusé de prolonger l’enquête sur leur course à la chefferie

Vue de l'assemblée législative de l'Alberta, située à Edmonton, en hiver.

Le directeur général d'Elections Alberta, Glen Resler, a parlé du refus de la prolongation lors d'une comparution devant un comité parlementaire, vendredi. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Radio-Canada

Le gouvernement du Parti conservateur uni de l’Alberta aurait refusé la prolongation de quatre mois d’une enquête d’Elections Alberta portant vraisemblablement sur sa course à la chefferie.

Vendredi, le directeur général d'Elections Alberta, Glen Resler, a soutenu devant un comité parlementaire que la COVID-19 et d’autres ennuis ont nui à la capacité de son équipe de terminer certaines enquêtes dans des trois ans prévus par la loi.

M. Resler a notamment exprimé son inquiétude quant à l’aboutissement d’une enquête qu’il n’a pas identifiée et pour laquelle le ministère provincial de la Justice lui a refusé une prolongation de 120 jours.

Au moment du refus de la prolongation, le ministre de la Justice était Doug Schweitzer, l'un des candidats de la course à la direction du Parti conservateur uni en 2017.

Selon le Nouveau Parti démocratique (NPD), les échéanciers et les détails de l’enquête en question donnent à penser qu’elle porte justement sur cette course à la chefferie.

Le NPD croit qu’Elections Alberta tente de conclure l’enquête sur les allégations d’échange d’information et de paiements douteux du clan de Jason Kenney à l’endroit d’un autre candidat, Jeff Callaway, afin de faciliter l’accession de M. Kenney au pouvoir.

La porte-parole de l’opposition officielle en matière de démocratie et d’éthique, Heather Sweet, soutient que le gouvernement devrait indiquer s’il interfère avec une enquête sur son propre parti.

Je pense que le gouvernement ne devrait pas entraver l’enquête et laisser les responsables des élections faire leur travail, souligne-t-elle.

Le bureau du ministre de la Justice n’a pas répondu à nos demandes d’entrevues vendredi.

Un retard aux multiples causes, dit Elections Alberta

Le directeur à la conformité et aux enquêtes d’Elections Alberta, Steve Kaye, a précisé au comité parlementaire que la pandémie est l’un des nombreux facteurs qui nuisent à l’enquête.

Le bureau du commissaire aux élections de l'Alberta a notamment été démantelé par le gouvernement de Jason Kenney l'an dernier et ses enquêtes ont été transférées à Elections Alberta.

Outre la COVID-19, M. Kaye note que la plainte a été déposée 15 mois après les faits allégués et qu’Elections Alberta n’a pu compter sur la collaboration de témoins potentiels.

Nous avons eu de la difficulté à faire comparaître certaines personnes à qui nous avons envoyé des avis de convocation, explique-t-il. À un moment, nous avons même dû faire appel aux tribunaux afin de forcer une personne à se présenter devant le commissaire.

Après le refus de la prolongation demandée, Elections Alberta a été contrainte de réaffecter du personnel afin de terminer le travail à temps.

Avec les informations de Janet French

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