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Deux nouvelles drogues de rue inquiètent la santé publique de Québec

Deux flacons de naloxone et deux seringues.

Une injection de naloxone peut inverser les effets d'une surdose d'opioïdes et d'opiacés.

Photo : Getty Images / Lucas Oleniuk

Après une éclipse d’un an, le fentanyl est de retour à Québec, accompagné de deux nouvelles drogues de rue susceptibles d'augmenter le nombre de surdoses dans la capitale.

Leurs noms : étizolam et isotonitazène.

La première est responsable d’une augmentation des surdoses constatée au cours des derniers mois dans plusieurs régions du Québec, avertit le CIUSSS de la Capitale-Nationale dans une note interne.

La deuxième est communément appelée Toni : il s’agit d’un opioïde de synthèse réputé plus puissant que le fentanyl, un analgésique très puissant, selon Santé Canada, et lié à 77 % des 16 324 surdoses mortelles survenues dans le pays entre janvier 2016 et mars 2020.

Le centre de toxicologie du Québec a détecté l’une et l’autre pour la première fois en novembre 2020.

Depuis, trois surdoses survenues à Québec ont impliqué l‘étizolam, dont une mortelle.

Même s’il n’en a provoqué aucune jusqu’à maintenant à Québec, l’isotonitazène est associé à un risque accru de surdoses, indique le CIUSSS.

Puisqu'il est plus fort que le fentanyl, plusieurs injections de naloxone pourraient être nécessaires pour renverser une surdose provoquée par la substance.

La naloxone

La naloxone est l’antidote aux surdoses dues aux opioïdes.

Elle est offerte gratuitement dans les pharmacies communautaires.

Dans la région de Québec, le CIUSSS recense huit organismes qui offrent la naloxone. 

  • Armée du Salut

  • Coopérative SABSA

  • Maison Dauphine

  • Projet intervention prostitution Québec (PIPQ)

  • Point de Repères

  • Projet L.U.N.E

  • Clinique SPOT

  • SQUAT Basse-Ville 

La santé publique régionale se veut rassurante : le nombre de surdoses demeure relativement stable dans les derniers mois, indique-t-elle dans la note interne envoyée aux professionnels de la santé. 

Toutefois, vu l’arrivée dans les rues de Québec de nouvelles substances illicites jusqu’alors non identifiées dans notre région, le CIUSSS entend rehausser la vigilance.

Étizolam

  • Présent sur le marché noir depuis quelques années, l'étizolam était seulement offert en comprimés, indique le CIUSSS.
  • Les récentes surdoses sont liées à l'étizolam sous forme de liquide clair, non visqueux et ayant une odeur ressemblant à un sirop médicinal.
  • La substance était récemment vendue en tant que « nouvelle drogue » ou  « Xanax liquide » dans une fiole translucide de couleur bleue, précise le CIUSSS dans sa note interne.

D’autant plus que le fentanyl, ce puissant opioïde qui fait des ravages dans l’ouest du Canada et aux États-Unis, a refait surface à Québec.

Le fentanyl et ses dérivés ont également été détectés dans deux surdoses, dont une mortelle » depuis le début du mois de novembre, écrit le CIUSSS. 

Il s’agit des premiers cas de détection de fentanyl dans la région depuis novembre 2019.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a observé une moyenne annuelle de 17 décès causés par une intoxication confirmée aux drogues ou aux opioïdes entre 2008 et 2016.

En 2017, quelque 150 consultations avaient lieu chaque mois, en moyenne, dans les urgences de la région pour une intoxication aux drogues ou aux opioïdes.

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