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Le possible lien entre consommation et psychose en temps de pandémie intéresse des chercheurs

« Il est très inhabituel de voir des personnes sans antécédents psychiatriques développer une première psychose dans la trentaine ou la quarantaine. »

Une personne tient un joint.

Il faudra des années avant que les effets à long terme de la COVID-19 soient pleinement compris selon le Dr Jason Morrison.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des chercheurs disent que l'on a constaté, en début de pandémie, une augmentation du nombre de patients de 35 à 44 ans qui ont été soignés en psychiatrie pour des psychoses à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Dans les mois qui ont suivi le déclenchement de l’état d’urgence en Nouvelle-Écosse, le Dr Jason Morrison, chef intérimaire de la psychiatrie pour la zone sanitaire centrale en Nouvelle-Écosse, a indiqué que les médecins avaient commencé à remarquer des changements parmi les patients hospitalisés.

Le nombre total d’admissions dans les unités psychiatriques de soins urgents du Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II (QEII), à Halifax, était à peu près le même dans les premières semaines de la pandémie (du 22 mars au 5 juin), comparativement à une période de même durée avant l’état d’urgence (du 5 janvier au 21 mars).

Toutefois, le Dr Jason Morrison indique que les médecins ont constaté une augmentation notable du nombre de patients âgés de 35 à 44 ans présentant une psychose.

L'urgence du Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II, à Halifax, est l'une des plus occupées de la Nouvelle-Écosse.

L'urgence du Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II, à Halifax, est l'une des plus occupées de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

La fréquence à laquelle la consommation de substances psychoactives était considérée comme un facteur contributif était également plus élevée que d’habitude.

Un phénomène inhabituel

Généralement, nous observons le premier épisode de psychose chez les adolescents ou les jeunes de 20 ans. Il est très inhabituel de voir des personnes sans antécédents psychiatriques développer une première psychose dans la trentaine ou la quarantaine, affirme le Dr Jason Morrison.

C’est cette constatation et l’association accrue à la consommation de drogues — en particulier le cannabis et la cocaïne — qui ont poussé l’équipe du Dr Morrison à observer cette situation de plus près.

Plan rapproché sur de la cocaïne dans un sac de plastique.

La cocaïne est une substance très toxicomanogène, elle est dangereuse pour la santé et peut être mortelle.

Photo : iStock

La Dre Nadine Negati, résidente de deuxième année en psychiatrie à l'Université Dalhousie, faisait partie de l’équipe de recherche.

Il reste toutefois à déterminer s’il s’agit d’un mécanisme d’adaptation au stress, ou s’il existe dans ce groupe démographique des vulnérabilités qui n’ont pas été reconnues auparavant.

La Dre Negati indique que les résultats pourraient suggérer que les gens consomment des substances différemment pendant la pandémie.

Selon le Dr Jason Morrison, il existe de nombreuses recherches sur les psychoses liées aux substances chez les jeunes qui en consomment quotidiennement, mais pas sur les patients âgés de 35 à 44 ans.

Les prochaines étapes importantes pour le groupe seront de mener d’autres recherches, et de sensibiliser le public de cette tranche d’âge.

D'après le reportage de Michael Gorman, de CBC

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