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Un repos bien mérité à la maison pour le pilote Raphaël Lessard

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La saison 2020 terminée, le pilote Raphaël Lessard a renoué avec ses parents Chantal et François à la maison familiale.

Le reportage de Jean-Philippe Martin

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Après presqu'un an loin de la maison, le pilote automobile Raphael Lessard peut enfin souffler un peu et passer du temps en famille, chez lui, à Saint-Joseph-de-Beauce. Sa première saison dans la série des camionnettes NASCAR est derrière lui et elle fut toute une aventure.

Raphael Lessard est à des miles du jeune adolescent qu'il était lorsqu'il a fait ses débuts derrière un volant. L'année qu’il vient de passer ne lui a pas laissé d'autre choix que de mûrir à vitesse grand V.

J'étais tout seul aux Etats-Unis pour ma première année et en plus, la pandémie rendait la chose assez particulière. Mais au moins, je faisais ce que j'aimais, philosophe-t-il.

Lorsqu'il a quitté la Beauce à l'hiver dernier, il était loin de s'imaginer qu'il allait devoir apprendre à la dure.

À partir de la troisième épreuve de la saison, la pandémie de COVID-19 a forcé les dirigeants du NASCAR à présenter des événements sans essais ni qualifications, ne laissant que les courses à Raphaël pour se faire la main.

Le Québécois ne s'en cache pas : la première moitié de saison a été plutôt difficile. Mais jamais il n'a baissé les bras.

On veut toujours rouler en avant et être le plus vite. Mais quand ça allait moins bien, j'ai toujours continué et persévéré pour voir ce que je devais faire mieux. 

Au fil des courses, le numéro 4 de l'écurie Kyle Busch Motorsport s'est familiarisé avec les grandes pistes ovales et surtout, avec l'effet d'aspiration qui propulse les voitures à la remorque des meneurs.

Il a cumulé les bonnes performances pour finalement mettre la main sur son premier drapeau à damier, sur le circuit de Talladega en Alabama.

Vers la mi-saison, c'est là que je me suis vraiment mis à me démarquer et à comprendre ce que j'avais à faire durant une course pour être là à la fin et être rapide.

Raphaël Lessard, pilote automobile
Raphaël Lessard avec son trophée et son drapeau à damier.

Raphaël Lessard a remporté sa première victoire en carrière en camionnette Nascar à Talladega le 3 octobre 2020.

Photo : Nigel Kinrade Photography

On aurait aimé ça être avec lui

François Lessard et Chantal Perreault ont toujours été aux premières loges pour assister aux prouesses de leur fils et pour le soutenir dans les moments plus difficiles.

Cette année, la pandémie les a contraint à regarder de la maison les débuts de Raphaël en NASCAR.

Depuis qu'il est pilote jusqu'à cette année, j'avais raté seulement deux courses à vie, raconte François Lessard. Cette année, c'est comme s’il était arrivé à la Ligue nationale de hockey et là, t'arrives au Centre Bell, mais tu n'es pas capable de rentrer pour aller le voir.

Loin de son fils, Chantal Perreault avoue qu'elle n'était pas très productive à la maison, la journée d'une course. Surtout, elle aurait donné cher pour être présente à Talladega.

C'est déplorable. On aurait aimé être là pour sa victoire et fêter ça avec lui.

Cette victoire nous a mis du gaz dans la "tank". Ça nous encourage à continuer à le soutenir.

François Lessard, père de Raphaël

Les Lessard espèrent être présents pour voir Raphaël dans ses nouvelles couleurs, lui qui a accepté un contrat de 12 courses sur 22 avec l'écurie GMS Racing.

Raphaël est convaincu qu'il sera en mesure de reprendre la où il a laissé, au sein d'une nouvelle équipe.

GMS Racing est sur un bon momentum et je pense qu'ensemble, on peut s'assurer de faire ce qu'il faut pour que ça continue, conclut Raphaël.

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