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L'OMS appelle à ne pas baisser la garde alors que l'épidémie rebondit

Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Photo : Getty Images / FABRICE COFFRINI

Agence France-Presse

L'OMS met en garde contre la tentation de baisser la garde face à une épidémie de COVID-19 qui rebondit notamment aux États-Unis malgré l'optimisme que suscite l'arrivée de vaccins.

Les États-Unis sont confrontés à une flambée de l'épidémie, avec 225 000 nouveaux cas et 2500 morts recensés en 24 heures vendredi, quelques jours après que de nombreux Américains ont voyagé fin novembre pour les fêtes de Thanksgiving.

De son côté, le Canada voisin a franchi vendredi le seuil des 400 000 cas, à peine plus de deux semaines après avoir atteint les 300 000, marquant une brusque accélération de la pandémie.

Face au danger, le président désigné Joe Biden s'attend à une cérémonie d'investiture en janvier largement en ligne pour suivre les recommandations des experts.

Il est donc hautement improbable que l'on ait 1 million de personnes sur le Mall, la grande avenue du centre de Washington, a averti le démocrate de 77 ans.

Les experts de l'OMS ont en effet appelé à ne pas baisser la garde dans l'optimisme que suscite l'arrivée attendue des vaccins.

Les vaccins ne signifient pas zéro COVID.

Mike Ryan, expert de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)

Il demande également aux gens de continuer à faire des efforts.

La vaccination ajoutera un outil majeur, majeur et puissant à la trousse d'outils dont nous disposons. Mais à elle seule, elle ne fera pas le travail, a-t-il prévenu.

Avec l'arrivée des vaccins, nous commençons à apercevoir la fin de la pandémie, a estimé vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en prévenant que le virus continue d'exercer une pression énorme sur les hôpitaux.

Les voyants toujours au rouge

Des piétons marchent près des panneaux de la santé publique conseillant la distanciation physique.

Des piétons marchent près des panneaux de la santé publique conseillant la distanciation physique.

Photo : Reuters / TOBY MELVILLE

Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires jugent probable une régression importante de la pandémie, d'ici au printemps grâce à la vaccination. Mais elles se préparent d'abord à une recrudescence après Noël.

Pays le plus endeuillé en Europe par la pandémie (plus de 60 000 morts), le Royaume-Uni est devenu cette semaine le premier pays occidental à autoriser un vaccin contre le COVID-19 en donnant son feu vert à celui de Pfizer et BioNTech. Les premières doses doivent être injectées la semaine prochaine.

Il a été rejoint vendredi par Bahreïn, deuxième pays dans le monde à accorder une telle autorisation.

La pandémie de coronavirus a contaminé plus de 65 millions de personnes et en a tué plus de 1,5 million.

L'épidémie progresse notamment en Italie, et l'Amérique latine et les Caraïbes ont enregistré une hausse de 18 % des cas en une semaine.

Au total, 51 candidats vaccins sont actuellement testés sur des humains, treize étant en dernière phase d'essais, selon l'OMS.

La Belgique, la France et l'Espagne prévoient de lancer des campagnes de vaccinations en janvier en se concentrant d'abord sur les plus vulnérables.

Des infirmières soignent un patient dans un hôpital.

Des infirmières soignent un patient atteint de la COVID-19 à Worcester au Massachusetts.

Photo : Getty Images / ALLISON DINNER

Avec l'arrivée imminente de ces vaccins anti-COVID-19 devant parfois être stockés à des températures glaciales, des entreprises américaines préparent le terrain : le géant américain de la logistique UPS a développé des congélateurs portables permettant de conserver le vaccin entre -20 et -80 °C.

Le constructeur automobile Ford a commandé ses propres congélateurs pour proposer des vaccins à ses salariés, tandis que le géant américain de viande Smithfield est prêt à mettre à disposition les chambres froides de ses abattoirs.

Reste à convaincre la population sur fond de méfiance face à l'inoculation de vaccins conçus en un temps record.

Plusieurs personnalités de premier plan ont promis de se faire vacciner en public pour montrer l'exemple, comme Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

En attendant l'arrivée de ces vaccins, les rassemblements pour les fêtes de Noël et du Nouvel An risquent d'accélérer la propagation de l'épidémie, comme la ruée dans les magasins à la sortie du confinement pour effectuer les achats de Noël.

Au Brésil, les centres commerciaux de Rio de Janeiro ont été autorisés à ouvrir 24 heures sur 24 pour tenter d'éviter les foules pour les achats de Noël. Le pays a enregistré près de 700 morts en 24 heures, portant le bilan à près de 176 000 décès.

Entre confinement et distanciation sociale, commerçants et restaurateurs ont dû faire preuve de créativité pour survivre.

Katja Hiendlmayer, copropriétaire du bar à cocktails Bürkner Eck à Berlin, fait livrer par ses barmans à vélo ses cocktails fraîchement embouteillés. Nous préférons travailler pour peu de revenus plutôt que de ne rien faire, explique Mme Hiendlmayer, qui tient aussi à préserver l'activité de ses employés.

Aux États-Unis les créations d'emplois ont pris un sérieux coup de froid en novembre, confirmant le ralentissement de la croissance et accentuant la pression sur le Congrès pour voter un nouveau plan de soutien. Le temps presse, puisque de nombreuses aides aux chômeurs et familles expirent le 26 décembre.

Alors que l'épidémie de COVID-19 pèse sur la croissance et les dépenses publiques, l'Argentine a institué un impôt extraordinaire sur les grandes fortunes, concernant quelque 12 000 personnes, afin d'aider les plus démunis et les petites entreprises.

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