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Un front commun pour la modernisation des langues officielles

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Un cri du cœur est lancé par les quatre fédérations francophones et acadiennes en Atlantique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un cri du cœur est lancé par les quatre fédérations francophones et acadiennes en Atlantique pour demander la modernisation de la loi sur les langues officielles. Le projet traîne au Parlement, en raison de la pandémie.

Les enjeux sont extrêmement importants pour notre communauté. C’est un travail qu’on demande pour les générations futures, explique le directeur général de la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador, Gaël Corbineau.

Cela fait des années que le gouvernement fédéral dit vouloir moderniser cette loi adoptée en 1969.

La loi ayant plus de cinquante ans désormais a vraiment besoin d’être améliorée pour correspondre à notre situation de 2020.

Gaël Corbineau, directeur général de la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador.

Selon la directrice générale de la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, Isabelle Dasylva-Gill, il existe des failles structurelles à la loi sur les langues officielles.

Changements à la loi

La Société de L’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) recommande plusieurs changements importants à la loi, entre autres que le statut bilingue du Nouveau-Brunswick y soit spécifié.

Présentement, on a des politiques assimilatrices en matière d’immigration au Nouveau-Brunswick, souligne le président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet. Donc, quand on parle d’urgence d’agir, c’est quelques exemples.

Alexandre Cédric Doucet, président de la SANB en entrevue par vidéoconférence.

Le président de la SANB n'exclut pas d'avoir recours à la désobéissance civile si son ultimatum n'est pas entendu par les progressistes-conservateurs. Il ne précise toutefois pas quel genre d'actions pourraient être entreprises.

Photo : Radio-Canada

La fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador dénonce aussi des problèmes qui pourraient être corrigés si la loi était modernisée.

Il y a un vrai problème dans les fonds en matière d’éducation en français, affirme Gaël Corbineau. Selon ce dernier, le manque de transparence et de reddition de compte est flagrant.

Même son de cloche en matière de santé : On n’a pas une seule clinique bilingue dans la province, il ne faudrait pas grand-chose pour nous aider, dit-il.

Bilinguisme et pandémie

Un peu plus tôt cette semaine, la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (SAF'Île) encourageait les insulaires à écrire à leur député pour réclamer la modernisation de la Loi sur les langues officielles du gouvernement fédéral.

Le problème dure depuis longtemps, mais c’est certain que quand on a des situations comme la pandémie, souvent, ça fait ressortir les lacunes et on voit qu’il y a des réflexes qui ne sont pas toujours présents ou constants au niveau du fédéral et ça fait peur parce que le gouvernement fédéral a une responsabilité, explique Isabelle Dasylva-Gill.

En juillet dernier, La SANB reprochait pour sa part à la commissaire aux langues officielles de ne pas en faire suffisamment pour s’assurer que les francophones reçoivent une information de qualité égale à celle fournie aux anglophones lors des points de presse provinciaux sur la COVID-19.

Commissaire aux langues officielles

Plusieurs fédérations francophones recommandent aussi que soit accordé plus de pouvoir au commissaire aux langues officielles dans ses interventions en cas de plainte de citoyen concernant l’application de la loi.

La directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), Marie-Claude Rioux, donne comme exemple l’aéroport d’Halifax, qui, chaque année, est critiqué dans le rapport des commissaires officiel pour son manque de services en français.

Marie-Claude Rioux en entrevue.

Marie-Claude Rioux est à la direction générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

Photo : Radio-Canada

Les rapports des commissaires ont plus ou moins la force qu’ils devraient avoir, dit-elle. Sinon, comment expliquer que l’aéroport, après s’être fait taper sur les doigts, n’ait jamais rien changé ?

Ce qui presse le plus, de l’avis des quatre fédérations, c’est que beaucoup de travail a déjà été accompli. Du travail qui risque, selon eux, d’être soit perdu ou soit à refaire si trop de temps s’écoule.

D’après le reportage de Stéphanie Blanchet

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