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Les temps sont durs pour les traiteurs de la région

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Un cuisinier dans une cuisine

Dans la cuisine du traiteur Buffet Royal à Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Déjà affectés par la suspension des activités dans l'événementiel et l'annulation de plusieurs mariages l'été dernier, l'interdiction de faire des rassemblements des Fêtes est reçue comme une douche froide pour les traiteurs, qui avaient déjà du mal à tirer leur épingle du jeu.

C’est le cas du traiteur Festin Royal, à Sherbrooke, où la cadence est au ralenti dans les cuisines ces derniers jours. Comme de nombreux restaurateurs, l’incertitude plane sur leur avenir depuis le début de la pandémie.

La deuxième vague va être difficile à passer compte tenu que les mois de janvier, février et mars sont des périodes qui sont normalement plus tranquilles. Les ventes de novembre et décembre nous permettent de reprendre les événements corporatifs qui reprennent vers le mois d’avril, fait savoir Cynthia Berger, propriétaire du restaurant.

Mme Berger possède l’établissement depuis quatre ans. L’année 2020 ne ressemble en rien à ce qu’elle avait pu connaître jusqu’à présent. Au niveau du personnel, c’est très réduit. On n’a plus de groupes de réservés. On a du prêt-à-manger et des boîtes-réveillon que les gens vont venir chercher, ajoute-t-elle.

La restauratrice pourra néanmoins compter sur les commandes d’employeurs qui souhaitent gâter leurs employés en télétravail. Les entreprises nous sollicitent pour des repas du temps des Fêtes qui seront soit livrés à domicile, soit directement dans les entreprises comme des boîtes à lunch, indique-t-elle.

La situation est similaire chez Buffet Steffly, également à Sherbrooke. Pour eux, les commandes du temps des Fêtes se comptent sur les doigts d’une main. Pour moi, Noël a toujours été la plus grosse période de l’année. J’avais trois buffets et finalement il y en a un qui a été annulé. J’imagine que les autres vont suivre, redoute la propriétaire Karina Houde.

Pour la survie de son restaurant, cette dernière pioche dans ses économies. Je suis comme dans une craque pour l’aide gouvernementale, se désole-t-elle.

Pour passer au travers, la restauratrice s’est mise à préparer des pâtés. En espérant que la clientèle sera nombreuse à les acheter pour le réveillon.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

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