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Le Service de police de la Ville de Gatineau veut faire reconnaître son statut particulier

L'écusson du Service de police de la Ville de Gatineau sur l'uniforme d'un policier.

L'écusson du Service de police de la Ville de Gatineau. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) souhaite profiter du statut particulier de l'Outaouais pour faciliter ses opérations, notamment en établissant une nouvelle entente de collaboration avec le Service de police d'Ottawa (SPO).

Le 30 octobre 2019, les députés de l'Assemblée nationale du Québec ont reconnu à l'unanimité les particularités de la région et de Gatineau dans plusieurs domaines. Le SPVG souhaite que les forces de l'ordre soient ajoutées à cette liste.

La Ville de Gatineau a acheminé cette demande au gouvernement québécois lors d'une audience publique du ministère de la Sécurité publique (MSP), le 23 novembre dernier. Le MSP a récemment lancé une réflexion sur la réalité policière. Le comité consultatif doit déposer son rapport au printemps 2021.

À l'heure actuelle, la Loi sur la police permet uniquement au SPVG de conclure des ententes de partage de services avec la Sûreté du Québec (SQ) ou d’autres municipalités du Québec. Lors d'interventions qui nécessitent une certaine expertise à l'extérieur du champ de compétences des policiers municipaux, Gatineau doit se tourner vers la SQ.

Dans des cas qui nécessitent des services spéciaux, le Service de police d'Ottawa pourrait apporter du renfort aux équipes de notre service plus rapidement que la SQ, qui souvent vient de Montréal, a fait valoir Maxime Pedneaud-Jobin, le maire de Gatineau, lors de l'audience du 23 novembre.

Dans le mémoire qu'il a déposé au Comité consultatif sur la réalité policière au Québec, le SPVG fait valoir qu'un tel amendement permettrait d'améliorer la sécurité des citoyens de la région et de réduire les coûts des opérations.

La MRC des Collines a aussi des requêtes

La police de la MRC des Collines a également fait quelques demandes au gouvernement du Québec par le biais du Comité consultatif sur la réalité policière en province.

Elle estime que le système de taxation de ses citoyens est injuste par rapport à celui qui s'applique aux municipalités desservies par la SQ, pour qui les augmentations de coûts d'opérations policières peuvent être financées jusqu'à hauteur de 50 % par le gouvernement.

Les municipalités ayant choisi d'avoir leur propre service de police doivent faire supporter cette charge à même le compte de taxes municipales des citoyens. Ceux-ci doivent donc payer directement leurs coûts de police en plus d'assumer une partie des coûts des municipalités subventionnées, peut-on lire dans le mémoire de la MRC des Collines.

La municipalité de comté souligne que les inondations vécues en Outaouais en 2017 et en 2019 sont des exemples flagrants de cette injustice, puisqu'elles avaient nécessité d'énormes coûts.

De ce fait, le service de police réclame un financement en rattrapage au gouvernement du Québec.

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