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Ventiler les écoles durant l'hiver manitobain, un véritable défi

Une pile de livres sur un pupitre près de fenêtres dans une classe d'école.

Nombre d'écoles n'ont pas de système de ventilation mécanique, d'où l'idée d'ouvrir les fenêtres régulièrement pour aérer.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Ouvrir les fenêtres, laisser respirer les classes et ainsi, réduire les risques de transmission de la COVID-19. Comment cela se passe-t-il? Exemple avec les divisions scolaires Louis-Riel et la Division scolaire franco-manitobaine.

La ventilation des écoles : plus facile à mettre en œuvre en été qu’en hiver, selon le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge. Avec les températures qui chutent, les responsables attendent maintenant l’absence des élèves pour aérer.

C'est plus difficile de laisser des fenêtres ouvertes quand les élèves sont présents. Lorsque les enfants partent, on les ouvre le soir, explique-t-il. 

Alain Laberge explique que la DSFM continue de suivre tous les conseils des manufacturiers pour assurer une bonne ventilation des écoles. Le changement des filtres régulièrement et le nettoyage des roulants chauffants font partie de la routine pour permettre la bonne santé du système. 

Nous faisons tout ce qui est demandé , assure le directeur général.

Du neuf et du vieux

La DSFM doit gérer plusieurs systèmes disséminés dans ces 23 écoles. Certains sont assez récents et d’autres ont plusieurs dizaines d’années.

Pour les nouvelles écoles, la DSFM peut contrôler le système de ventilation de façon électrique. Mais dans les systèmes dans les plus anciens bâtiments scolaires, il faut une présence humaine.

La DSFM compte aussi plusieurs écoles qui ont des classes sans fenêtres. La direction affirme avoir vérifié que ce type de classes était conforme avec les services d’incendie.

Nous le sommes car il y a une ouverture sur une autre salle. Est-ce que c’est la meilleure des choses? Non. Ni au niveau de l’air, ni du risque d’incendie. Mais nous sommes en règle et nous nous assurons avec un ventilateur de bouger l’air le plus rapidement possible, détaille Alain Laberge.

Ces casse-têtes ne sont pas uniques à la DSFM. Du côté de la Division scolaire Louis-Riel (DSLR), les défis sont aussi présents.

Des vérifications

Avant la rentrée, la DSLR a d’abord procédé à la vérification de tous les bâtiments pour évaluer le nombre d'ouvertures possibles. Au besoin, des réparations ont été effectuées.

On s'est assuré que la ventilation naturelle était maximisée. Ça a beaucoup aidé surtout pour les mois de septembre et d'octobre expose le directeur général adjoint de la division, Henri Péloquin.

Dans un deuxième temps, la division a recruté une entreprise spécialisée dans le système de ventilation qui a fait le tour de ses 40 écoles de la DSLR pour vérifier les filtres à air.

On leur a aussi demandé d'équilibrer le système afin que tous les systèmes mécaniques maximisent la ventilation , précise Henri Péloquin.

Là aussi, la variété des systèmes de ventilation pose problème. La DSLR compte dans son giron des écoles centenaires, comme celle de Provencher.

De dire que nous avons la même qualité ou le même système, c’est impossible et même pas plausible , reconnaît volontiers le directeur général adjoint.

De l'air à tout prix?

Pour Henri Péloquin, les systèmes de ventilation dans les écoles sont beaucoup plus complexes que ceux des bâtiments résidentiels. Les changer coûterait des millions de dollars.

Potentiellement, si on veut maximiser et assurer une circulation d’air toutes les 30 minutes, cela exigerait dans plusieurs bâtiments de changer complètement le système de ventilation.

Avec les informations d’Abdoulaye Cissoko

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