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Manitoba : pandémie et police locale, le casse-tête des municipalités rurales

Panneau de la police de Sainte-Anne.

La Ville de Sainte-Anne a permis à ses policiers municipaux de donner des contraventions pour non-respect des ordres sanitaires contrairement à la plupart des municipalités du sud-est du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Radio-Canada

Le 5 novembre dernier (Nouvelle fenêtre), le gouvernement du Manitoba donnait la possibilité aux agents de police des municipalités rurales de pouvoir donner des contraventions pour non-respect des ordres de la Santé publique. Certaines autorités locales ont décidé de mobiliser leurs effectifs, d’autres non.

C’est dans une volonté de mieux faire appliquer les règles en temps de pandémie que le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, accorde aux agents de réglementation des transporteurs routiers du Manitoba, aux agents de prévention des incendies et aux agents des ressources hydriques, le mandat de donner des contraventions. En tout, cela faisait 275 personnes susceptibles de veiller à l'application des règles sanitaires. Les agents des forces de l’ordre municipales ont aussi été inclus dans cette décision.

Par ailleurs, la province s’engageait aussi à rembourser aux municipalités un montant équivalent à la valeur de toute contravention donnée dans ce cadre.

Il en revenait donc aux conseils municipaux de décider si oui ou non ils voulaient mobiliser leurs effectifs.

Un problème d’effectif

Dans le sud-est du Manitoba, la plupart des autorités locales ont décidé de ne pas mettre leurs agents à contribution. Le directeur général des affaires municipales de Steinbach, Adam Thiessen, estime ne pas avoir assez de ressources. Nous n’avons qu’un agent et avec toutes ses tâches habituelles, il ne pourrait pas faire cela en plus , explique-t-il.

Même son de cloche pour la municipalité rurale de Stuartburn, à la frontière américaine au sud-est de Winnipeg où la directrice générale Lucie Maynard a préféré laisser cette tâche aux agents de la Gendarmerie royale du Canada.

La municipalité rurale de Stuartburn n'engage pas d'agent pour l'application des règlements tiers. Par conséquent, cela tomberait sur moi, mon chef des pompiers ou mon inspecteur des bâtiments qui vivent tous dans la communauté et ne sont pas à l'aise avec l'application des ordonnances provinciales en matière de santé.

Lucie Maynard, directrice générale des affaires municipales de Stuarburn

Darell Curé, le préfet de la municipalité rurale de De Salaberry qui comprend le village de Saint-Pierre-Jolys, pense aussi que c’est à la GRC de gérer et de poursuivre les gens qui enfreignent le règlement.

Darell Curé porte un masque devant les locaux de la municipalité de De Salaberry.

Darell Curé et la municipalité de De Salaberry font partie des autorités locales qui ont préféré laisser les contraventions pour non-respect des règles sanitaires à la Gendarmerie royale du Canada.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

L’exception de Sainte-Anne

Au sud-est de Winnipeg, la ville de Sainte-Anne fait donc figure d’exception sur ce dossier. Son conseil municipal a décidé à l’unanimité de permettre à la police locale de distribuer des contraventions dans le cadre des ordres sanitaires.

Le maire de Sainte-Anne, Richard Pelletier, explique qu’il avait déjà les infrastructures en place pour répondre à cette demande.

Cependant, il ajoute qu’il s’agit surtout d’un moyen d’éduquer la population et non pas de sévir à coups de contraventions.

On est là pour éduquer les gens et faire respecter la loi.

Richard Pelletier, maire de la ville de Sainte-Anne

Les amendes pour avoir enfreint les ordres de la Santé publique sont de 1296 dollars pour des particuliers et peuvent atteindre 5000 dollars pour les entreprises.

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