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Le rôle clef d'un laboratoire canadien dans le développement du vaccin de Pfizer

Deux techniciennes de laboratoire en train de travailler.

L'entreprise Acuitas Therapeutics, située au coeur du campus de l'Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, a contribué à l'élaboration du vaccin de Pfizer et BioNTech.

Photo : Radio-Canada / Paul Préfontaine

Le vaccin contre le coronavirus mis au point par Pfizer et BioNtech, le premier à obtenir l'approbation d'un pays occidental, a des racines canadiennes : il utilise une technologie élaborée dans un laboratoire de Vancouver.

Toute l’équipe est immensément fière de notre contribution à cette réussite, dit le Dr Thomas Madden, le fondateur et président-directeur général d’Acuitas Therapeutics, dont les bureaux sont situés sur le campus de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

La technologie élaborée ces dernières années par le chercheur et son équipe est essentielle au bon fonctionnement du vaccin à ARN messager élaboré par BioNTech et Pfizer, dit Thomas Madden.

Une technique novatrice

Ce vaccin, approuvé mercredi par les autorités britanniques, utilise une technique novatrice. Il n'inocule pas, par exemple, une version inactive du virus pour provoquer une réponse immunitaire, mais plutôt une molécule parente de l'ADN, l'ARN.

Cet ARN synthétique, une fois arrivé au cœur d’une cellule, lui ordonne de produire une protéine qu'on retrouve à la surface du coronavirus.

C’est la présence de cette protéine qui provoque une réaction du système immunitaire et le prépare à lutter contre une possible future infection.

L’ARN est très fragile. Il se décompose très facilement s’il est administré seul, explique le Dr Madden.

Dessin représentant l'ARN messager, entouré d'une couche de protection, qui passe au travers d'une membrane cellulaire.

L'ARN messager (en jaune) doit être protégé par une forme de « bulle », appelée nanoparticule lipidique, qui lui permet aussi de pénétrer dans la cellule.

Photo : Acuitas Therapeutics

Une forme d’enveloppe, ou de bulle, doit donc le protéger, tout en lui permettant de franchir la membrane cellulaire.

C'est cette enveloppe, appelée nanoparticule lipidique, qu'ont créée les scientifiques d'Acuitas Therapeutics.

Comme une livraison de colis ultra efficace

Pour bien faire comprendre le fonctionnement de cette technologie, le Dr Madden la compare à un système de livraison ultra efficace.

Imaginez que vous commandez en ligne un petit bibelot en verre, très fragile, dit-il. Si vous utilisiez l'équivalent de notre technologie de livraison, le bibelot serait bien protégé par son emballage.

Même si le voyage est rude, le paquet trouverait votre maison, ouvrirait votre porte, entrerait et se déballerait lui-même.

Dr Thomas Madden
Deux personnes se parlent dans un laboratoire.

Le chercheur Thomas Madden explique que la technologie mise au point par Acuitas Therapeutics est « essentielle » au fonctionnement du vaccin de Pfizer et BioNTech.

Photo : Radio-Canada / Paul Préfontaine

Des années de recherches

C’est formidable que les regards du monde se tournent vers la Colombie-Britannique, se félicite Wendy Hurlburt, la présidente-directrice générale de l’organisme LifeSciences BC, qui représente les entreprises de biotechnologie de la province.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Deux personnes portant des masques sont en blouse blanche dans un laboratoire.

Acuitas Therapeutics, un laboratoire canadien impliqué dans le vaccin de Pfizer

Photo : Radio-Canada

Ce sont des années et des années de recherche qui ont mené les scientifiques à faire ces découvertes, souligne-t-elle.

Des découvertes, dit Wendy Hurlburt, qui font maintenant de Vancouver un des centres majeurs pour la recherche sur les anticorps.

Le travail se poursuit

L’équipe d’Acuitas Therapeutics n’a pas mis fin à son travail sur le vaccin contre la COVID-19.

Pour le moment, l’entreposage à long terme du produit de Pfizer et BioNTech nécessite des températures de -70 degrés Celsius.

Il y a des études en cours pour tenter de trouver des conditions d’entreposage plus commodes, de 2 à 8 oC, explique Thomas Madden.

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