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Des files et plus d'attente dans les commerces de l'Outaouais

Des gens qui attendent en file avant d'entrer dans un commerce.

Les files d'attente risquent d'être de plus en plus nombreuses à l'entrée des commerces de l'Outaouais avec l'entre en vigueur de nouvelles limites de clients. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des files d'attente sont apparues à la porte de certains commerces de l'Outaouais vendredi, alors qu'entraient en vigueur les nouvelles restrictions de limite de clients imposées aux commerces par le gouvernement Legault.

Les nouvelles règles, imposées il y a deux jours par Québec, limitent les commerces à un client par 20 mètres carrés de superficie. Pour les commerces de moins de 20 mètres carrés, la limite est d’un seul client à la fois.

Les commerces ont aussi l’obligation d’indiquer clairement, dans leur vitrine par exemple, le nombre maximal de clients autorisé en même temps à l’intérieur, ce qui entraîne la formation de files d'attente importantes.

Les contrevenants ainsi que les clients récalcitrants s'exposent à des amendes de 1000 $ à 6000 $.

Des gens qui marchent dans un mall.

Les gens pourraient devoir attendre un peu plus longtemps avant d'entrer dans les commerces.

Photo : Radio-Canada

Du côté des Promenades Gatineau, les nouvelles mesures ne semblent pas faire une grande différence pour l'instant, constate le directeur principal de l'expérience client, Patrice Perron. La différence la plus importante reste le nombre de personnes autorisé qui a été réduit dans les aires communes en raison des nouvelles règles.

M. Perron affirme que jusqu’à maintenant aucun problème majeur n’a été signalé, et que ces mesures s’ajoutent aux autres déjà mises en place par le centre commercial plus tôt cet automne, notamment les files d’attente virtuelle et le système de ramassage d’achats en ligne sans contact. Beaucoup plus d'agents de sécurité ont aussi été embauchés.

Cassandra Ménard est commis caissière chez Renaud-Bray. Elle a trouvé cette première journée de l'entrée en vigueur des nouvelles mesures difficile.

C’est rough. On n’avait jamais eu de files d’attente avant à l’extérieur, et là il faut compter tout le temps le nombre de personnes qui entrent et sortent, affirme Mme Ménard.

Entrée d'une librairie avec des affiches qui indiquent le nombre maximal de personnes autorités à l'intérieur.

Les nouvelles règles imposées par Québec obligent les commerçants à indiquer clairement le nombre de clients admis à la fois.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Baisse de l’achalandage

Les nouvelles règles permettent aux Galeries Aylmer d’accueillir environ 1250 clients à la fois, dont 900 dans les boutiques et 350 dans les aires communes. Mais selon le directeur général Guy Leblanc, ces limites ne risquent pas d’être atteintes cette année.

On demeure un centre qui est surtout communautaire, dit-il. Les seuls moments où on va atteindre ce nombre de personnes là, c’est lorsqu’on a des foires de Noël ou le salon plein-air qu’on organise au printemps. Mais toutes les activités au centre du mail n’ont pas lieu cette année.

Il n’y a pas vraiment d’impact avec la nouvelle loi ici. Mais maintenant les limites sont affichées, donc c’est plus facile de vérifier qu’on ne dépasse pas les limites maximales dans les commerces.

Guy Leblanc, directeur général des Galeries Aylmer

Les Galeries Aylmer ont toujours deux gardiens de sécurité sur les lieux et en ont embauché un troisième pour la période des fêtes. Un système de caméra permet également de surveiller le nombre de gens à l’extérieur des commerces et d’intervenir au besoin.

Mais certains commerçants s’inquiètent. La bijouterie D.A. Signature a une limite de quatre clients à la fois. Il y a des files d’attente et certains sont un petit peu impatients, relate Tanya Chartrand, l’une des vendeuses.

Elle et sa collègue Tracey Wesley croient qu’il n’y a pas assez de gardiens de sécurité aux Galeries Aylmer, et craignent de perdre le contrôle.

On a besoin d’en avoir plus, parce qu’on n’a pas le temps de jouer à la police avec les gens, on a besoin de monde pour nous aider, affirme Mme Wesley.

Avec les informations de Marielle Guimond et Catherine Morasse

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