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Le record de transmission communautaire dans l'Est ontarien sème l'inquiétude

Affiche du bureau du BSEO à Casselman.

Un centre de dépistage de la COVID-19 à Casselman. (archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Alors que le Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO) a fait état vendredi d'un record de transmission communautaire de COVID-19, la perspective d'un retour en zone orange sème l'inquiétude.

Dans son bilan quotidien présenté vendredi, en fin de journée, le BSEO comptait 43 nouveaux cas. La région de l'Est ontarien pourrait retomber en zone orange si le nombre de cas quotidiens ne diminue pas au cours des prochains jours.

Le maire de la municipalité de Casselman, Daniel Lafleur, s’est montré très préoccupé de la mise à jour de vendredi.

Oui, ça m’inquiète de voir le nombre [de nouveaux cas] augmenter. Malheureusement, si on augmente trop, c’est orange, après cela, on sait exactement dans quelle couleur qu’on s’en va, c’est jaune-rouge. Alors j’espère qu'on n'aille pas là, surtout dans le temps des Fêtes, a-t-il commenté.

Le maire devant l'hôtel de ville de la municipalité de l'est ontarien.

Le maire de Casselman, Daniel Lafleur. (archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Selon M. Lafleur, la prudence est la clef. À moins de trois semaines de Noël, le maire du village a tenu à lancer un message aux résidents de Casselman et à ceux de la région de Prescott-Russell.

Il faut vraiment prévenir cette vlimeuse de pandémie. Il faut que les gens s’impliquent énormément. Depuis le jour un, depuis mars, je le mentionne. Il faut que les gens suivent les consignes du bureau de santé et de la municipalité, insiste-t-il.

Il ne faut pas partir en éclosion s'il vous plait. Il faut vraiment faire attention à ce qu’on fait, garder nos distances et garder notre masque.

Daniel Lafleur

La population entre l’inquiétude et l’optimisme

Anne-Marie Ouellet limite ses déplacements à l’essentiel. Elle ne sort qu’une fois par semaine pour faire les courses et écoute les recommandations de la santé publique. Elle se désole devant ces nouveaux chiffres.

Une femme brandit un masque à la caméra, en entrevue à l'extérieur d'un centre d'achat.

Anne-Marie Ouellet est une résidente de l'est ontarien. Elle limite ses déplacements et porte le masque.

Photo : Radio-Canada

C’est haut, soupire-t-elle.

Si le monde écoutait [les directives qui démontrent que] les masques, c’est utile, ce n’est pas du fake news, si tout le monde [l’avait porté comme il faut], peut-être qu’on aurait pu avoir la famille pendant les Fêtes, déplore-t-elle en brandissant son masque.

Certains sont un peu plus optimistes, comme Daniel Leroux, installé à Casselman depuis 7 ans.

Un homme portant le masque accorde une entrevue à la caméra.

Avec l'arrivée imminente d'un vaccin contre la COVID-19, Daniel Leroux, un résident de l'est ontarien, envisage l'avenir avec optimisme.

Photo : Radio-Canada

Ça ne m’inquiète pas tellement, avec les vaccins qui s’en viennent, disons qu’on se base un petit peu là-dessus pour sortir [de la pandémie] et on a un peu plus confiance en l’avenir qu’on avait autrefois, partage-t-il.

D’autres, comme Paul Thibault, préfèrent ne pas suivre les nouvelles au quotidien, mais comme un bon élève, il dit respecter les recommandations et les mesures d'hygiène qui s’imposent.

Ça ne m’inquiète pas du tout, parce que je porte mon masque à la journée longue, commente l’homme.

Le retraçage efficace

Même s'il se dit inquiet de cette hausse soudaine, le médecin hygiéniste en chef du BSEO, le Dr Paul Roumeliotis, se dit soulagé que le retraçage ne semble pas trop poser de problèmes pour l'instant.

On fait des vérifications et dans la plupart des cas, on voit des liens. Ça rajoute à nos cas, mais c'est encourageant qu'on retrouve la source dans la plupart des cas, explique-t-il.

Selon les chiffres publiés vendredi par le BSEO, 942 personnes ont contracté la COVID-19 sur son territoire depuis le début de la pandémie et 4 éclosions sont en cours.

Depuis mardi, des cas de coronavirus ont été confirmés dans huit écoles de la région. Le pavillon Sainte-Euphémie de l’École élémentaire catholique de Casselman demeure fermé depuis le 21 novembre.

L'École élémentaire catholique Saint-Isidore est également inaccessible jusqu'à nouvel ordre, puisque 8 personnes qui fréquentent l'établissement ont reçu un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19. Plusieurs professeurs sont d'ailleurs placés en isolement préventif.

Avec les informations de Jérémie Bergeron

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