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École francophone de Kingston : les parents partagés entre soulagement et frustration

Une photo de l'école secondaire publique Mille-Îles à Kingston, en Ontario

Une photo de l'école secondaire publique Mille-Îles à Kingston, en Ontario

Photo : Radio-Canada / Frederic Pepin

La province réitère son appui pour la construction de deux écoles secondaires francophones à Kingston, alors que le projet se chiffre désormais à 39 M$.

La province a donné son accord au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) et au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) pour qu’ils procèdent à la construction d’une nouvelle école secondaire conjointe, a annoncé vendredi après-midi le ministère de l’Éducation.

Une enveloppe de 39 M$ sera allouée, selon le communiqué du gouvernement, soit 15 de plus que le projet original, approuvé en 2018.

Le 10 octobre 2020, les conseils scolaires ont soumis une demande d'augmentation du budget de ce projet au ministère de l'Éducation, indique une porte-parole du ministère.

Contactés par Radio-Canada, le CECCE et le CEPEO n’ont pas immédiatement retourné nos demandes d'entrevue.

Le projet avait initialement été approuvé par le gouvernement Wynne en janvier 2018.

Soulagement et frustration

Nous accueillons cette réponse tardive du ministre Lecce avec un soupir de soulagement, note Sandra Poulin, présidente du conseil de parents de l'école secondaire publique Mille-Îles.

Elle espère toutefois que la construction puisse débuter dans les plus brefs délais. Rappelons-nous que la date d’ouverture initialement prévue pour septembre 2020, a-t-elle souligné dans un courriel à Radio-Canada.

En mars 2019, les croquis des bâtiments avaient été dévoilés, mais le CECCE et le CEPEO avaient alors annoncé un retard de six mois pour l'ouverture, soit au printemps 2021. Le délai dans la réponse du gouvernement pour autoriser l'appel d'offres, et la demande d'augmentation du budget ont ralenti davantage l'échéancier.

Un plan d'une école

Le croquis de la nouvelle école secondaire francophone de Kingston.

Photo : Le CECCE et le CEPEO

Notre conseil scolaire nous a assuré qu’ils étaient capables de livrer le projet pour la rentrée scolaire 2022, rapporte Mme Poulin, citant des discussions entre les parents et le CEPEO ayant eu lieu au mois de septembre.

Sarah Lasko, dont trois des quatre enfants sont inscrits dans les écoles francophones de Kingston, évoque un processus frustrant.

Nous étions tellement frustrés de voir comment ce projet, qui est tellement important pour l’avenir de nos enfants, traînait dans les méandres bureaucratiques, renchérit Jean-Michel Nunzi, père de deux enfants qui fréquentent l’école secondaire Mille-Îles.

Les deux écoles devaient ouvrir en septembre 2020 et nous voici en décembre 2020 sans pelle dans le sol.

Sarah Lasko, vice-présidente du conseil de parents de l'école secondaire publique Mille-Îles

L’annonce du ministre Lecce survient après des mois d’attente et d’inquiétude pour les parents francophones de la région de Kingston. Ceux-ci ont multiplié l'envoi de lettres au ministère au cours des derniers jours.

Problème d'assimilation

Depuis 2016, ils dénoncent le manque de place et d’infrastructures appropriées dans les écoles francophones de la région. Une situation poussant plusieurs jeunes à se tourner vers les écoles anglophones, posant un véritable problème d’assimilation linguistique.

Les élèves ont un choix très difficile à faire.

Sandra Poulin, présidente du conseil de parents de l'école secondaire publique Mille-Îles
Sandra Poulin en entrevue par vidéoconférence avec Radio-Canada.

Sandra Poulin, présidente du conseil de parents de l'école secondaire publique Mille-Îles

Photo : Radio-Canada

Les écoles anglophones sont parfois plus proches du domicile et disposent de meilleures installations, note Mme Poulin.

Un point de vue que partage Annabel Malak, parent d’élève à l’école élémentaire Madeleine-de-Roybon à Kingston.

[Les parents] peuvent préférer ne pas envoyer leur jeune dans une ancienne école désaffectée enseignant en français avec des installations désuètes et choisir plutôt une école anglophone dont la salubrité et la sécurité n’est pas remise en question et dont les installations sont élevées académiquement parlant, explique-t-elle

Une situation qui, selon elle, ne semble qu’amplifier les écarts qui existent déjà entre les populations parlant nos deux langues officielles.

Les nouvelles installations proposeront :

  • 600 places pour les élèves du secondaire
  • 49 places en services de garde d’enfants
  • 3  salles de services de garde d’enfants

Source : Ministère de l'Éducation de l'Ontario

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