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COVID-19 : chaque hospitalisation nécessite une infirmière, prévient le CHU

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Une femme couverte avec des équipements de protection (masque, lunettes, couvre cheveux, gants et blouse).

Le manque d'infirmières est criant dans la Capitale-Nationale

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Le CHU de Québec indique que chaque patient infecté aux soins intensifs nécessite une infirmière disponible en tout temps, alors que la pénurie de personnel fait craindre le pire dans les hôpitaux de Québec en raison de la progression des cas de COVID-19.

Ce qui signifie que le CHU de Québec doit prévoir l'ajout à l'horaire de trois infirmières par nouveau patient aux soins intensifs, afin de couvrir tous les quarts de travail dans une journée.

Mercredi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a utilisé l’exemple de la Capitale-Nationale pour démontrer qu’il pourrait bel et bien y avoir du délestage dans les hôpitaux. Au CHU de Québec, on préfère parler de modulation.

À la première vague, on faisait du délestage. Maintenant, on a des ressources dédiées qui, chaque jour, vont regarder ce qui peut être fait en termes d'aménagement pour répondre à tous les besoins, sans nuire aux patients qui sont là pour d’autres raisons que la COVID, mentionne le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec-Université Laval.

Il précise que ces discussions ont lieu avec les partenaires du réseau de la santé à Québec, soit le CIUSSS de la Capitale-Nationale et l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Plan rapproché du Dr Bergeron, à l'extérieur, le jour, dans un stationnement

Le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec

Photo : Radio-Canada

Mieux prévoir les hospitalisations

Le Dr Bergeron affirme que des aménagements sont faits lorsque les cas de COVID-19 augmentent à Québec. On reçoit les données chaque jour. Avec les informations sur le profil des personnes atteintes, on peut faire des prévisions à savoir quel pourcentage est susceptible d’être hospitalisé, dit-il.

Grâce à ces informations, le CHU de Québec a plus de temps pour procéder à des changements et s’assurer que le personnel soit disponible si jamais les hospitalisations venaient à augmenter. Ça veut dire que si un patient arrive à l’urgence et doit être admis à notre unité COVID, nous n’aurons pas de mauvaise surprise.

Le Dr Bergeron admet que la situation actuelle est fragile.

Présentement, juste au CHU, nous avons 55 patients COVID. Ça requiert plus de soins, on doit les confiner dans un secteur, il y a plus de restrictions, donc c’est sûr que ça peut diminuer la capacité pour les autres activités.

Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec-Université Laval

Au mois d'octobre, le CHU de Québec annonçait devoir réduire de 30 % ses activités, en raison de la COVID-19. Présentement, l’institution fonctionne à environ 80 ou 90 % de ses activités habituelles en salle d’opération. Du côté des activités ambulatoires, c’est plus stable, mais le CHU rappelle que ça pourrait changer.

Manque d'infirmières en Chaudière-Appalaches

Le directeur général adjoint du CISSS de Chaudière-Appalaches confirme également que le manque de main-d’oeuvre est bel et bien présent sur la Rive-Sud.

Plan rapproché de Marco Bélanger, dans un couloir d'hôpital

Marco Bélanger, directeur général adjoint au CISSS de Chaudière-Appalaches

Photo : Radio-Canada

L’Hôtel-Dieu de Lévis, qui sert d’unité COVID pour la région, a une capacité de 46 lits pour accueillir des patients qui ont contracté le virus.

En ce moment, nous sommes à 16 patients. Mais, l’enjeu, c’est que si on dépassait 24 patients, il faudrait déjà commencer à penser à faire du délestage, parce qu’on n’aurait pas assez d’infirmières, indique Marco Bélanger.

C’est pour cette raison qu’il parle d’une situation fragile, tout comme c’est le cas à Québec. On a une marge de manoeuvre pour ce qui est des lits, mais pas pour ce qui est du personnel, ajoute M. Bélanger.

Le délestage des autres activités devient donc une possibilité. Mais ça a ses limites. Et c’est pour ça qu’on n’aime pas voir les courbes augmenter. On sait que le risque de délestage est là, et on appréhende aussi les mois de janvier, février et mars, poursuit le directeur général adjoint.

Dans la région de Chaudière-Appalaches, certains patients COVID sont transférés à Québec pour aller dans une des deux unités dédiées pour la pandémie, soit à l’hôpital de l’Enfant-Jésus ou à l’IUCPQ.

Ce qui explique pourquoi l’Hôtel-Dieu de Lévis n’accueille que 16 patients, mais que le bilan du CISSS fait état de 31 hospitalisations liées à la COVID-19, ce vendredi.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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